Mali – developpements

Author : Admin | Tuesday, August 29, 2017
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28 aout 2017 : L’Essentiel-Du Jour

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MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD, PAIX ET RÉCONCILIATION, STABILISATION ET RELÈVEMENT
TABITAL PULAAKU ET CMA SE CONCERTENT POUR LA PAIX AU NORD ET AU CENTRE DU PAYS. (STUDIO TAMANI)
MALI: UNE CARAVANE DE LA PAIX SUR KIDAL (RFI)
LE GOUVERNEUR SIDI MOHAMED ISCHRACH S’EST RENDU A KIDAL : UN PREMIER PAS A ETE FRANCHI ! (LE POUCE)
VISITE DU GOUVERNEUR A KIDAL : LES CONDITIONS D’UN RETOUR EFFECTIF DE L’ADMINISTRATION DEFINIES (L’ESSOR)
NOMINATION DU GOUVERNEUR DE KIDAL : UNE GROSSE POUDRE AUX YEUX DU PEUPLE ! (INTER DE BAMAKO)
MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD DE PAIX AU MALI: LA PRESSE A L’AVANT-GARDE DE LA SENSIBILISATION (LE REPUBLICAIN)

SÉCURITÉ
GAO : 4 MORTS ET DES BLESSES SUITE A UN RAID DE BARKHANE PRES DE TABANKORT (KIBARU)
NORD DU MALI : ET LES AUTRES CRIMINELS ? (L’AUBE)

RÉFORME CONSTITUTIONNELLE
EDITO : OUF! REVISION CONSTITUTIONNELLE QUAND TU NOUS RELACHE!(AUTRE AFRIQUE)
DEMISSION DE RAS BATH DE LA PLATEFORME AN TE A BANA : LE LION VA-T-IL DEVENIR LE LAPIN ? (INF@SEPT)
LE SENAT CONVIENT MIEUX AUX ÉTATS FEDERAUX ET LA NOMINATION DES SENATEURS EST UNE DERIVE MONARCHIQUE ET UN CHOIX DEMOCRATICIDE (MALIWEB)

POLITIQUE
INGERENCE DANS LA GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES : KARIM KEITA SOUVENT ACCUSE A TORT (22 SEPTEMBRE)
BILLET : 5 000 MILLIARDS ! (L’AUBE)
LES LEÇONS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE (LE POUCE)
PRESIDENTIELLE 2018 : LE MOUVEMENT « EA-2018 » PRONE LE CHANGEMENT (L’AUBE)

GOUVERNANCE
MALI: HALTE AU PILLAGE DES RICHESSES (MONDAFRIQUE)
ABSENTEISME ET RETARD DANS LES SERVICES DES DOUANES : LE DG ALY COULIBALY TAPE DU POING SUR LA TABLE ! (LE SURSAUT)

FRONT SOCIAL, JUSTICE
GALERE DES CLIENTS APRES LA GREVE DU SYNABEF : LES CITOYENS PAYENT LE PRIX DE L’INDIFFERENCE DU GOUVERNEMENT !(LE SURSAUT)
FRONT SOCIAL: UN OUF POUR LES USAGERS, LE SYNABEF SUSPEND SA DE GREVE ILLIMITEE (L’INDICATEUR DU RENOUVEAU )
MALI : COUR D’ASSISES DE BAMAKO : LA 1ERE SESSION REALISE 91% DE SON DEVOIR AVEC DE DIVERSES FORTUNES (LE COMBAT)
EN UN MOT: SURENCHERE (PAR L’INDICATEUR DU RENOUVEAU)
POLICE NATIONALE : LES DESSOUS DE LA DEMISSION DE L’INSPECTEUR-DIVISIONNAIRE PAPA MAMBI KEÏTA ALIAS ‘’EPERVIER DU MANDE’’ (MALIJET)
POLEMIQUE AUTOUR DE LA GESTION DES INTRANTS AGRICOLES : LE DEPARTEMENT DE L’AGRICULTURE PROUVE SA BONNE FOI (LE POUCE)
SITUATION DE COLLEGE HORIZON MALI : LE MINISTRE DE L’EDUCATION S’EXPLIQUE SANS CONVAINCRE (LE REPUBLICAIN)
SOCIÉTÉ & CULTURE
MALI : YOUSSOUF MAIGA, PDG OPAM : « NOUS AVONS 35 000 TONNES DE MIL-SORGO EN STOCK NATIONAL DE SECURITE ET 25 000 TONNES DE RIZ EN STOCK D’INTERVENTION » (LE SURSAUT)
FETE DE TABASKI : BAMAKO ET LES PREPARATIFS (LE POUCE)
REFUGIES MALIENS EN MAURITANIE : CES CHIFFRES POLEMIQUES (L’INDICATEUR DU RENOUVEAU)
AFROBASKET : LE MALI 3EME SUR LE PODIUM (JOURNALDU MALI)

ECONOMIE

DEVELOPPEMENT AGRICOLE : BIENTOT UN FONDS DE GARANTIE DE 50 MILLIARDS DE F CFA (L’INDICATEUR DU RENOUVEAU)
LOI DES FINANCES RECTIFIEE 2017 : LE MALI PRES DES NORMES DE L’UEMOA ET DE LA CEDEAO (L’INDICATEUR DU RENOUVEAU)

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Mise en œuvre de l’Accord, paix et réconciliation, stabilisation et relèvement

Tabital Pulaaku et CMA se concertent pour la paix au Nord et au Centre du pays. (Studio Tamani)

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et l’Association peulh Tabital Pulaaku ont décidé ce samedi de mettre en commun leurs énergies pour asseoir une paix durable dans les régions du Nord et du centre où l’insécurité a pris des proportions inquiétantes ces dernières mois.La CMA s’engage à trouver les voies et moyens pour mettre fin à cette situation. Selon ses responsables, des discussions sont en cours pour organiser une grande rencontre à Tombouctou entre les groupes armés, le gouvernement, les associations de toutes les communautés à fin de trouver des solutions idoines à ce banditisme dans les régions du Centre et du Nord.
Mohamed Ould Sidati président de la CMA :
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Pour les responsables de l’Association Tabital Pulaaku, la Coordination des mouvements de l’Azawad doit œuvrer à trouver des solutions aux problèmes auxquels font face les peulhs éleveurs dans les zones qu’elle contrôle. L’Association peulh demande l’arrêt immédiat des exactions, des vols de bétail et le prélèvement des taxes sur les éleveurs de la communauté dans le Delta central et certaines localités de la région de Menaka.

http://maliactu.net/mali-tabital-pulaaku-et-cma-se-concertent-pour-la-paix-au-nord-et-au-centre-du-pays/

Mali: une caravane de la paix sur Kidal (RFI)

Une marche citoyenne de Bamako à Kidal, au Mali, c’est le projet du collectif « Trop c’est trop ». Ce mouvement s’est illustré, dernièrement, dans la lutte contre le projet de réforme de la Constitution. Ses membres veulent aller plus loin et réunir la jeunesse malienne.
Le projet peut sembler un peu utopique, mais les membres du mouvement « Trop c’est trop », ragaillardis par leurs récents succès populaires, y croient dur comme fer. Pour autant, Abdoulaye Guindo en est bien conscient : Kidal, c’est loin.
« Oui c’est loin, mais à cœur vaillant rien d’impossible. Le constat est que l’on s’est dit qu’il fallait impliquer toute cette jeunesse qui est à la recherche de la paix mais qui n’avait pas l’occasion d’apporter sa contribution à l’édification de cette paix. On va se retrouver à Bamako et faire le chemin ensemble, en prenant d’autres jeunes à Ségou, à Mopti, à Douentza, à Gao, à Tombouctou et ensuite monter en puissance sur Kidal, rencontrer nos camarades jeunes de Kidal », précise-t-il.
Sécurité volatile

Plusieurs centaines de jeunes devraient se retrouver à Bamako fin septembre, avant de prendre le bus jusqu’à Douentza, dans le centre du Mali. Ensuite, c’est là que cela se corse. La route est mauvaise, la sécurité volatile. Pas de quoi décourager Malick Konaté.
« On a besoin de 280 4×4 pour se rendre à Kidal. Cela demande des moyens et l’implication de tout le monde, raisons pour lesquelles nous avons fait appel à tous les mouvements, à toutes les organisations qui veulent installer la paix, la consolidation de la paix parce que cela a trop duré. Cela fait presque cinq ans qu’il y a une fracture entre nous et les régions du nord », explique-t-il.
Les organisateurs ont déjà contacté les groupes armés, le gouvernement ainsi que l’ONU. Ils estiment que la caravane de la paix pourrait durer 15 jours.

https://www.google.co.uk/amp/s/amp.rfi.fr/fr/afrique/20170827-mali-marche-citoyenne-caravane-paix-bamako-kidal-segou-mopti-douentza-gao-tomboucto

Le gouverneur Sidi Mohamed Ischrach s’est rendu à Kidal : Un premier pas a été franchi ! (Le Pouce)

Le gouverneur de la Région de Kidal, Sidi Mohamed Ischrach s’est rendu à Kidal le Mercredi dernier dans le cadre du processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation signé entre le gouvernement du Mali et les groupes rebelles. Jusqu’ici, ces groupes rebelles regroupés au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad s’étaient montrés hostiles à tout retour de l’autorité malienne dans la ville de Kidal, symbole de la lutte armée commencée en 2012.
Le gouverneur Sidi Mohamed Ischrach était à Kidal. Une première depuis le soulèvement de la rébellion en 2012 et après que les groupes rebelles ont réussi à en interdire l’accès avec la complicité de la France, pays européen engagé dans la résolution de la crise. Pour les Maliens, c’est l’humiliation et l’offense de trop. C’est pourquoi, certains n’hésitent pas à accuser directement l’ex pays colonisateur de comploter sur le dos de l’Etat malien. La difficulté à mettre en œuvre certains dispositifs de l’accord pour la paix signé à Alger sous l’égide de la communauté internationale notamment la révision de la constitution de février 2012, résulte de cet état de chose. Aujourd’hui, le sentiment d’être trahi par la France est plus grand chez les Maliens qui ne comprennent pas pourquoi, après avoir fait reculer les groupes rebelles et leurs alliés terroristes, la force Barkhane de la France a interdit à l’armée malienne d’entrer à Kidal, une ville malienne.

Kidal est désigné fief des groupes rebelles mais également la plaque tournante du terrorisme. Quoique prévu par l’accord d’Alger, les groupes armés notamment ceux de la CMA refusent de désarmer pire continuent de poser des actes subversifs pour le processus de sortie de crise sans que la France et le conseil de sécurité de l’ONU, pourtant si promptes à poser des sanctions, ne s’en soucient véritablement.
Au contraire, tout laisse croire que la France et le conseil de sécurité de l’ONU mettent la pression sur le gouvernement malien pour que ce dernier respecte ses engagements mais ne le font pas pour les groupes rebelles lesquels agissent selon leur humeur au détriment du processus.
Nous sommes tentés d’affirmer que si le processus de mise en œuvre de l’Accord d’Alger venait à échouer, ce serait par la faute de la France avec la complicité du conseil de sécurité de l’ONU.
Le gouverneur de la Région de Kidal a pu se rendre symboliquement à Kidal. Mais, après que le conseil de sécurité de l’ONU ait fait sembler de menacer, de prendre des sanctions à l’encontre des contrevenants. Ce n’est pas la première fois que ça se passe ainsi. La bonne foi de la CMA a été à plusieurs fois mise en doute.

Peut-on reprocher grand-chose au gouvernement malien ?
La réponse est non. Au contraire, ce gouvernement a consenti d’énormes sacrifices qu’on ne peut normalement concéder à des rebelles fussent-ils sous protection internationale. Aujourd’hui, ces sacrifices, au lieu d’être le fondement de l’unité et la cohésion sociale, sont sources de division entre Maliens. C’est dire que le problème ne se situe pas au niveau des décisions prises par le gouvernement du Mali, qui vraisemblablement est de bonne foi au nom de la paix, mais plutôt au niveau du comportement de certains acteurs engagés dans le processus.
En tout état de cause, devrions-nous même négocier pour qu’un Etat puisse assumer son autorité et sa souveraineté dans une de ses villes occupées par des rebelles ? Ce qui est inimaginable sous des cieux européens, est très possible en terre africaine.
Le président « IBK » est un homme de paix et un démocrate sincère. Mais, tout laisse croise que des gens cupides et malhonnêtes, se servent de ces qualités d’homme, pour retarder l’issue de cette crise qui maintient depuis 2012 les populations maliennes dans la souffrance.
Nous osons croire qu’avec l’arrivée à Kidal du gouverneur, le processus de sortie de crise va véritablement se mettre en route sur des bases plus saines qui ne laissent place à la duperie, la subversion, pour qu’enfin le Mali se tourne vers l’essentiel qu’est le développement.

http://news.abamako.com/h/169019.html

Visite du gouverneur à Kidal: Les conditions d’un retour effectif de l’administration définies (L’Essor)

Au cours de sa visite de 3 jours, le chef de l’exécutif régional, Sidi Mohamed Ichrach, a eu des discussions franches et directes avec toutes les composantes de la société kidaloise. Ce qui a permis de définir les conditions d’un retour de l’administration dans la région
Enfin le gouverneur à Kidal, annonçait-on le jeudi dernier. Une visite qui a suscité beaucoup d’espoir aussi bien dans notre pays qu’au niveau des partenaires et amis du Mali, engagés dans le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Il faut rappeler que le retour effectif de l’administration dans cette région est aujourd’hui, une priorité absolue pour le gouvernement car c’est un pas décisif vers une paix définitive dans le septentrion de notre pays. La capitale de l’Adrar des Iforas échappe à tout contrôle de l’Etat depuis 2014.

Cette visite, faut-il le souligner, illustre le retour de la confiance entre le gouvernement et les groupes armés signataires de l’Accord. A l’issue de son séjour à Kidal, nous avons joins au téléphone le gouverneur, Sidi Mohamed Ichrach pour nous enquérir des conclusions de ses entretiens avec les leaders politiques et traditionnels de la Région.
Pour le chef de l’exécutif régional, cette visite s’inscrivait dans la dynamique de paix engagée par le gouvernement sous la houlette du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga. «Ainsi avec l’accord du ministre de l’Administration territoriale, nous avons entamé cette visite dans la Région de Kidal qui nous a permis de décrisper les positions. En effet, à Kidal, nous avons eu des rencontres très importantes avec toutes les composantes de la société kidaloise. Ce qui nous a permis de dissiper leurs appréhensions sur le retour de l’administration dans la région.

En écoutant les notabilités de la région sous la houlette de l’amenokal, Mohamed Ag Intallah, nous avons retenu leur souhait que le gouverneur soit d’une neutralité totale dans la gestion de l’administration cela à cause des divisions et fractures communautaires et ethniques nées de la crise. Ils nous ont également invité à diriger plus nos actions vers la réconciliation des communautés ainsi que le développement inclusif de la région», a énuméré le gouverneur qui partage cette conception de l’administration qui doit être au service de tous car elle est là pour toute la population. «Aux chers notables de la région, nous avons donné l’assurance de notre engagement à dépasser les clivages, nous représentons l’Etat qui est l’expression directe de la volonté de tous. De ce fait, il se doit d’être objectif en faisant respecter la loi et les règlements et sa finalité c’est la liberté, l’égalité, la paix et la solidarité, des valeurs que nous nous efforcerons de respecter et de promouvoir», a ajouté Sidi Mohamed Ichrach.
Un des moments les plus attendus de cette visite était sans doute la rencontre du gouverneur avec les responsables de la CMA.
Une rencontre qui avait pour objectif de définir les conditions du retour effectif de l’administration à Kidal. Selon le gouverneur, la rencontre a enregistré la présence du président de l’Autorité intérimaire de la région, Assane Fagaga, de Alghabass Ag Intallah, de Mohamed Najim (chef militaire) ainsi que d’autres responsables de la CMA.

«Cette réunion a permis de définir les grands principes du retour de l’administration dans la Région. Il s’agit entre autres de la réhabilitation urgente des services administratifs régionaux. En attendant, ils ont d’ores et déjà donné leur accord pour le retour des services sociaux de base à commencer par l’éducation. Donc ils souhaitent la réouverture effective des classes dès la rentrée prochaine. La santé, l’hydraulique, l’énergie devront suivre immédiatement. Par ailleurs, le groupement des opérateurs économiques de la région a émis le souhait du retour des services financiers dans le cadre du redéploiement de l’administration», a-t-il détaillé.
Le retour de l’armée, a expliqué le chef de l’exécutif régional, a aussi fait l’objet de discussions. «Au cours de nos discussions, les responsables de la CMA nous ont réaffirmé leur volonté de respecter la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Ils disent ne pas avoir de problème pour le retour de l’armée d’autant plus qu’il est prévu dans l’accord. Cependant, ici, le problème c’est la réhabilitation des infrastructures militaires. La ville de Kidal comptait deux camps. Le premier est aujourd’hui occupé par la MINUSMA et le second sera bientôt occupé par le MOC de Kidal d’où l’urgence de construire d’autres infrastructures», a indiqué le gouverneur.
Il faut noter qu’au cours de son séjour à Kidal, Sidi Mohamed Ichrach a visité les infrastructures administratives de Kidal, à l’abandon depuis le départ de l’administration en 2014.

Le constat, selon lui, est sans équivoque. «Du gouvernorat aux autres directions régionales, l’état de délabrement des locaux est tel que nous pensons que tout est à reconstruire à ce niveau. Je rendrai donc compte à mon ministre de tutelle pour des dispositions urgentes à prendre à cet effet. Quant à la population de Kidal plus particulièrement, les femmes et les jeunes, nous avons perçu de sa part une réelle volonté d’aller à la paix et à la réconciliation car Kidal, comme l’a souligné une dame, est aujourd’hui une région dévastée par cette guerre fratricide et totalement démunie d’où l’urgence du retour de l’administration», a indiqué notre interlocuteur.
L’exécutif régional de Kidal estime que sa visite constitue l’amorce du processus du redéploiement de l’administration. «Nous allons travailler inlassablement de concert avec les acteurs sur le terrain pour réaliser cet objectif. Mais déjà, je peux vous affirmer que le retour effectif est pour très bientôt. Le gouvernement y travaille», a assuré Sidi Mohamed Ichrach.

http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/193506-visite-du-gouverneur-%C3%A0-kidal-les-conditions-d%E2%80%99un-retour-effectif.html

Nomination du gouverneur de Kidal : Une grosse poudre aux yeux du peuple ! (Inter De Bamako)

Il n’est pas rare d’entendre que pour parvenir à ses fins, la France coloniale a plein d tours sans sa besace. L’on rappelle que M. Sidi Mohamed Ag Ichrach a été nommé gouverneur de la région de Kidal en Conseil des ministres, le 17 février 2017. Six (06) mois durant, l’élu des cœurs pour gérer le gouvernorat de Kidal a séjourné à Gao.
Certes, Ichrach est membre influent de la Plateforme. A ce niveau, il semble utile de noter qu’entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme, il y a beaucoup plus de conflits tribaux qu’à propos de leur appartenance ou non au Mali. Les jeux s’entremêlent et les chemins ne sont pas souvent définis aux populations maliennes. L’on sait une seule chose c’est que le gouverneur de Kidal est un Touareg et un ancien rebelle.

A regarder à la surface de cette nomination, l’on serait tenté de dire qu’il y a un pas en avant dans la bonne direction quant à la réunification des cœurs et des esprits pour un Mali réunifié. Cela pourrait se comprendre quand on sait qu’en lieu et place d’un Touareg de la CMA, c’est un autre de la Plateforme qui va gérer le gouvernorat de Kidal, cette ville où il n’y a vraiment pas le Mali.
Que vaut donner cette nomination pour le peuple laborieux du Mali ?
Ce qu’il faut dire à présent, c’est que les seules vraies présences à Kidal sont et restent seule de l’armée française sous le vocable de force Barkhane avec à son service la MINUSMA et la CMA. Dans le même temps, il n’y a pas l’armée malienne qui est et demeure l’expression parlante de notre souveraineté sur la région de Kidal.
La grande question qui court à toutes les lèvres dans cette affaire c’est de savoir: pourquoi nommer nécessairement un Tamasheq comme gouverneur de Kidal ?
Il ne faut pas se voiler la face : la France a son agenda au Mali notamment par rapport à cette chronique rébellion dans les régions septentrionales de notre pays. Il faut rappeler ici le vieux projet français de construction de sa forteresse militaire pour le Sahel sur notre sol à Tessalit. L’on comprend donc qu’hier comme aujourd’hui la France poursuit sans relâche sa sale politique de balkanisation de notre territoire en vue de nous spolier comme par le passé.

Le coup d’Etat du 19 novembre 1968 contre le régime nationaliste de Modibo Keïta n’est nullement étranger à cette ambition nauséabonde de la France. L’intrusion de personnalités françaises dans la gestion de la crise du Nord par le truchement de certains Maliens depuis Alpha Oumar Konaré ne saurait être anodine. En tout cas, à la grande satisfaction de la métropole coloniale, Alpha a organisé la Flamme de la paix.
Les dessous d’un tel acte politique sont aujourd’hui visibles. Ceux des Touareg qui, hier avaient pris les armes contre le Mali, sont entrés dans l’armée nationale avec les grades voulus sans se soumettre pour cela à la réglementation militaire en la matière. Ainsi, cette poudre aux yeux s’est distillée dans la nature et au grand dam des Maliens: à la reprise des hostilités sous ATT, en 2012, ces rebelles intégrés dans notre armée nationale après avoir connu bien de secret de la grande muette malienne sont sortis en masse pour rejoindre les rangs de la rébellion, commettant par cette occasion les crimes abominables de Aguel Hoc. Ces crimes resteront impunis tant que la France restera en République du Mali. Mais cela ne saurait durer indéfiniment.
De plus en plus, les Maliens se rendent à l’évidence que la France ne peut œuvrer pour l’intérêt du Mali étant entendu qu’elle doit sa survie et son développement à la spoliation, à l’exploitation et à l’oppression inhumaine des peuples travailleurs d’Afrique et du reste du monde. La traite des Noirs, les deux guerres mondiales, la colonisation et aujourd’hui le néocolonialisme suffisent à prouve que la France vit aux dépends des peuples.
La guerre du Biafra au Nigeria, la sale guerre de Centrafrique, celle d’Algérie, la rébellion et la crise ivoirienne portent la forte marque des gouvernants français. Elle a toujours à son compte en Afrique les millions de crimes contre l’humanité. Et dans tout cas où est la Dour pénale internationale (CPI) ? La France a seulement oublié cette vérité historique qu’ ‘’une nation qui en opprime une autre ne saurait être libre.’’ Les experts analystes français le savent plus que n’importe qui.

La France a compris qu’un vent de mise en cause de sa coopération avec les autres peuples est bien en marche partout en Afrique et donc avant tout au Mali. Ce grand vent, elle ne saurait l’arrêter car lorsqu’un peuple se met débout il devient invincible: les peules d’Algérie, du Viet Nam, de Dien-Dienphu, etc. en sont des témoignages éloquents.
Pire, dans cette affaire de Kidal c’est qu’il y a de plus en plus de risque majeur de la naissance et du développement dans notre pays d’un sentiment ethniciste notamment dans le septentrion. Le peuple de Centrafrique en sait beaucoup.
Comme pour dire que la France ne peut vivre que de telles pratiques peu recommandables pour les êtres humains. C’est au regard de cet imbroglio politico-militaire créé de toute pièce par la France et les politiciens maliens à sa dévotion qu’il est aisé de constater que la nomination de Sidi Mohamed Ag Ichrach comme gouverneur de Kidal n’est qu’une grosse poudre aux yeux des Maliens.
La nomination de cet ancien rebelle en la personne de Fagaga comme chef de l’autorité intérimaire de Kidal n’est pas pour arranger les choses dans le sens de l’unité nationale.

Pour tout dire, de plus en plus, les Maliens réalisent que la France fait partie intégrante de la rébellion non de sa solution. Il est temps que les gouvernants français et leurs représentants maliens le comprennent enfin.
Notre jeunesse s’approprie chaque jour davantage cet illustre conseil du président Modibo Keïta. Il disait: «Lorsque les vrais propriétaires deviennent des observateurs, c’est le festival des brigands.»
Les Maliens doivent se rendre à l’évidence que le retour à l’intégrité territoriale du Mali passe nécessairement par le départ de toutes les forces étrangères en l’occurrence la France.

http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/193504-nomination-du-gouverneur-de-kidal-une-grosse-poudre-aux-yeux-du-.html

Mise en œuvre de l’accord de paix au Mali: La presse à l’avant-garde de la sensibilisation (Le Républicain)

Le processus de paix piétine au Mali. Cependant, une lueur d’espoir était perceptible le mercredi 23 août 2017, lorsque la Coordination des mouvements de l’Azawad(CMA) et la Plateforme signaient une trêve de 15 jours. Lors de la cérémonie de signature de cette trêve, la presse était au rendez-vous. D’ailleurs, des acteurs de la mise en œuvre dudit accord ont non seulement invité les médias à redoubler d’efforts dans la vulgarisation de l’accord, mais ils ont aussi loué les efforts consentis par la presse dans le processus de paix au Mali.

Président de la CMA, Sidi Brahim Sidatti, parlait du rôle de la presse dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger. Sans détours, il a fait savoir que le rôle de la presse est essentiel. Avant d’ajouter que le premier garant de cet accord est la société malienne elle-même et qu’il n’y a pas de société sans information, sans la presse.
Selon lui, c’est le déficit de communication qui fait que le projet de l’accord n’est pas porté par la population malienne. « Si vous voyez aujourd’hui que nous vivons tout ce problème, c’est par ce qu’il y a un déficit de communication ; parce qu’on n’a pas donné à la presse son rôle. Mais il faut aussi avoir une presse responsable. Nous sommes dans une situation de crise, nous sommes dans une situation de reconstruction de notre pays. Il faut une presse qui puisse donner des informations et non pas une presse qui jette de l’huile sur le feu. Voila mon point de vue par rapport à la force de la presse dans cet accord », a déclaré le président de la CMA.
A ses dires, la presse doit être présente dans toutes les rencontres et, à chaque fois, aux événements de mise en œuvre importants de l’accord. « La presse doit être auprès de toutes les parties et que chacune des parties donne l’occasion à la presse d’aller sur le terrain et trouver l’information à la source et de pouvoir communiquer tout en donnant la vraie information », a précisé le leader de la CMA.

Sidi Mohamed Ould Mohamed dit Lidi, représentant du MAA (Mouvement Arabe de l’Azawad) au sein de la cellule de communication de la Plateforme (premier mouvement signataire de l’accord) abonde également dans le même sens. Selon lui, la presse doit être présente auprès des acteurs de la mise en œuvre de l’accord pour donner l’information en temps réel à la population. « Notre presse est souvent zéro dans ce domaine », a-t-il déploré. En outre, Sidi Mohamed Ould Mohamed de la Plateforme a exprimé son indignation face « aux opportunistes dans le domaine de la presse qui sont tout le temps auprès des ennemis de la paix ».
Par ailleurs, il a mis l’accent sur le blocage constaté durant le mois d’août 2017 dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger. Fort heureusement que ce blocage fut surmonté le mercredi 23 août 2017 par la signature d’une trêve de 15 jours entre les protagonistes, à savoir la CMA et la Plateforme. Cette trêve a été principalement signée par le président de la CMA, Sidi Brahim Ould Sidatti et le président de la Plateforme, Me Harouna Touré.
Au delà des principaux acteurs, ladite trêve a été également signée par le gouvernement malien en tant que témoin, en la personne du ministre de la Sécurité et la Protection civile, le Général Salif Traoré ; par le patron de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali), Mahmat Saleh Annadif, et par le chef de file de la médiation internationale.
L’objectif de cette trêve est de mener les réflexions en vue de parvenir à un accord de cessation d’hostilités global et définitif. La Cérémonie de signature de trêve de deux semaines qui a eu lieu au CRESS de Badalabougou sur la colline du savoir a regroupé plusieurs autres personnalités dont l’imam Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali ; le Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger, Mamadou Diagouraga et bien sûr la presse qui était au aguets pour relayer l’information.

Difficile accès de la presse à l’information
Ces deux responsables des groupes armés précisent que la presse doit être présente auprès des acteurs pour pouvoir informer l’opinion nationale et internationale. Pourtant l’accès de la presse à l’information est un véritable parcours de combattant dans un pays comme le Mali. Pour preuve, au cours de la rédaction de cet article, beaucoup d’acteurs du processus de paix n’étaient pas disponibles à nous parler. C’est le cas du bureau du Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, un des acteurs incontournables du processus de paix au Mali.
Quand nous nous sommes rendus là-bas afin d’avoir ses impressions sur le rôle de la presse dans la mise en œuvre dudit d’accord, à notre grande surprise, la secrétaire chargée des programmes nous a clairement fait savoir que le Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation ne pourrait pas se prononcer sur le sujet. Nous nous sommes alors rabattus sur le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Monsieur Arouna Modibo Touré, qui nous a donné ses points de vue sur le rôle crucial de la presse dans la mise en œuvre de l’accord.

A ses dires, le rôle traditionnel de la presse est d’informer, d’expliquer, de commenter pour apporter des éléments de réponses aux questions que se posent les lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs sur un sujet donné. Selon lui, l’accord issu du processus d’Alger concerne toutes les couches de la société malienne et dans tous les recoins du Mali. « Les médias nationaux ont été les pionniers dans l’explication de la première mouture et ont accompagné toutes les étapes de son élaboration jusqu’à sa signature. Aujourd’hui leur rôle doit consister à accompagner sa mise en œuvre. Fort heureusement, la presse malienne est en train de jouer ce rôle.
À travers les comptes rendus réguliers, elle permet au peuple malien de suivre les efforts du gouvernement, sa volonté sans faille de mettre en œuvre les différents points de l’accord. C’est le lieu de saluer ce rôle pédagogique que joue notre presse dans l’accompagnement de notre Accord car il s’agit bien d’un accord inter Malien », a souligné le ministre Arouna Modibo Touré.
Joint depuis la Mecque par téléphone le samedi 26 août 2017 aux environs de 16heures (temps universels), le président du groupement patronal de la presse écrite, Chahana Takiou, directeur de publication du journal « 22 septembre » nous a fait savoir que le rôle de la presse dans la mise en œuvre de cet accord est tout d’abord de comprendre l’accord. «En s’appropriant l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, la presse doit divulguer ledit accord. Il faut se l’approprier pour pourvoir l’expliquer à ses lecteurs, aux citoyens », a précisé Chahana Takiou. En outre, il a indiqué que la presse doit dénoncer les violations éventuelles d’une ou des parties de l’accord.

Enfin, le président du groupement patronal de la presse écrite a souligné que la presse doit attirer l’attention de la communauté internationale sur les violations de l’accord.
Depuis le processus d’élaboration de l’accord de paix à Alger en 2014, la presse malienne aussi bien qu’étrangère étaient au four et au moulin pour relayer l’information. Finalisé après d’âpres tractations entre les acteurs, l’accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger sera signé au Centre international de conférence de Bamako (CICB) les 15 mai et 20 juin 2015. Là aussi, la presse s’était mobilisée pour non seulement être les témoins oculaires de cette signature, mais aussi, vulgariser l’accord de paix au Mali.
Donc depuis le début du processus, la presse s’est donnée un rôle de sensibilisation, de vulgarisation du document. Mais au delà de ces rôles indéniables, la presse s’est donnée comme tâche d’analyser le document, de critiquer les insuffisances constatées et avérées dans la mise en œuvre de l’accord, d’interviewer les acteurs impliqués dans le processus surtout lors des sessions ordinaires ou extraordinaires du comité de suivi de l’accord (CSA).

En dépit de la pluralité des lignes éditoriales, elle (la presse) se donne les moyens pour répondre aux nombreuses sollicitations des parties de l’accord soit à travers des points de presse, des conférences de presse ou débats, des séminaires de formation, des journées d’informations ou d’autres activités entrants dans le cadre de la mise en œuvre dudit accord.
Pour autant, le rôle de la presse n’est pas terminé. Elle doit être vigilante et continuer à œuvrer pour la dissémination de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Elle doit faire preuve d’impartialité tout en respectant ses règles d’éthique et de déontologie. Par conséquent, elle ne doit pas, en aucune manière, aider ou soutenir une partie au détriment des autres parties de l’accord.

http://news.abamako.com/h/168973.html

Sécurité

Gao : 4 morts et des blessés suite à un raid de Barkhane près de Tabankort (Kibaru)

Les faits se sont déroulés, dans la nuit du vendredi 25 août dernier, à l’Ouest de Tabankort, localité située à environ 200 kilomètres au Nord de Gao et à 180 km de Kidal. En effet, les soldats français de l’Opération Barkhane ont mené un raid meurtrier détruisant deux véhicules à bord desquels se trouvaient plusieurs présumés terroristes.
Le bilan fait état d’au moins quatre d’entre eux abattus sur le coup. De nombreux autres ont été faits prisonniers après avoir été blessés par les tirs de l’aviation militaire française.
A noter que certaines sources ont indiqué que les présumés terroristes abattus étaient des éléments du MAA qui contrôlent cette localité. Ce que rejettent les responsables de ce mouvement, joints par nos soins.
Notons que ce n’est pas la première fois que des présumés terroristes abattus ou arrêtés par la force Barkhane soient considérés comme des éléments issus des mouvements armés signataires. Le dernier cas en date remonte au dimanche 13 août dernier lorsque des militaires français avaient mené un raid contre des positions du MAA à Tabankort en poursuivant un véhicule suspecté de transporter des présumés terroristes.

Le MAA avait alors fermement condamné ce raid qui, à ses yeux, ne visait qu’à désarmer ses positions pour les laisser à la merci de la CMA. Les responsables de ce mouvement en veulent pour preuve la récente défaite du GATIA de la quasi-totalité des localités qu’ils contrôlaient dans la région de Kidal qui pouvait être évitée si Barkhane n’avait pas exigé à ce mouvement de se débarrasser de toutes les armes lourdes qui étaient en sa possession. Ce qui n’aurait pas été le cas pour les ex-rebelles qui ont été autorisés à sortir de Kidal avec leurs armes lourdes.
Des agissements dénoncés par les responsables de la Plateforme car contraires « au principe de traitement égalitaire des parties signataires que prône l’accord pour la paix en son article 54 ». C’est ainsi qu’ils ont lancé un appel à l’ensemble des acteurs du processus de paix pour qu’ils interviennent sans délai afin d’empêcher le désarmement et l’affaiblissement de la plateforme hors du processus de DDR.
Cette situation intervient au moment où l’insécurité ne cesse de prendre des proportions inquiétantes, notamment dans le nord et le centre du pays. En témoignent les nombreuses attaques terroristes que des localités relevant de ces régions ont été frappées récemment.

http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/193485-gao-4-morts-et-des-blesses-suite-a-un-raid-de-barkhane-pres-de-t.html

Nord du Mali : Et les autres criminels ? (L’Aube)

Le commissaire de la police islamique du Mujao à Gao, Alioune Mahamane Touré, a été condamné à dix ans de réclusion et à verser 45 millions FCFA à ses victimes. Cette peine, prononcée le vendredi 17 août dernier, a été saluée par l’ensemble des couches socioprofessionnelles du pays, mais aussi par les organisations des droits de l’Homme nationales et internationales. Tous y voient les traits d’une justice rendue à des populations qui ont souffert le martyr durant l’occupation du nord du pays en 2012 et 2013. Mais, l’opinion malienne espère que la justice ira jusqu’au bout de cette dynamique enclenchée dans la chasse aux criminels. Aussi, les regards sont braqués sur la CPI qui, après le procès historique d’Al Faqi, s’est tue, alors qu’elle est censée lancer des mandats d’arrêt internationaux pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre à l’encontre des violeurs, coupeurs de mains, flagellateurs et autres lapidateurs.

Aliou Mahamane Touré avait été inculpé en 2014 pour complicité, coups et blessures graves, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention d’armes et de minutions de guerre. Les preuves en possession de la justice contre ce criminel sont irréfutables. A l’audience du vendredi, il a été confondu par ses victimes dont trois jeunes amputés (deux du bras et un autre du pied). Parmi eux, Moctar Touré, amputé de la main droite. Son tort ? Avoir refusé de rejoindre le Mujao, après que le commissaire de police l’ait proposé un salaire mensuel de 100.000 FCFA. Barbare !
Le « commissaire », malgré les efforts de ses avocats, a écopé d’une peine de 10 ans de réclusion et le paiement de la somme de 45 millions Fcfa à des victimes.
Le peuple malien a accueilli avec soulagement ce procès, premier du genre devant la justice nationale sur les crimes commis par les groupes islamistes contre les populations civiles durant l’occupation. Cependant, l’infortuné Touré aux mains des juges n’est en réalité qu’un élément d’une longue liste de criminels qui semblent être couverts par les autorités maliennes et, dans une moindre mesure, la CPI. Sinon, pourquoi les crimes les plus graves, à savoir, meurtres, viols, amputations, mariages forcés, restent-ils jusque-là impunis, alors même que des preuves palpables existent pour traduire les assassins en justice ? s’interrogent les Maliens.
La CPI interpellée…

Pour mémoire, en février 2013, le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako émet des mandats d’arrêt à l’encontre de responsables du Mnla. Ils reposent sur des motifs d’une extrême gravité : crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crime à caractère racial, régionaliste et religieux, assassinats, rébellion, terrorisme.
Mais, le 13 octobre de la même année, le ministre de justice annonce que ces mandats pourraient être levés. Ils le seront effectivement plus tard.
Ensuite, la Fidh, l’Amdh et quatre autres Ong maliennes déposent auprès du juge d’instruction du tribunal de première instance de la commune III du District de Bamako, une plainte avec constitution de partie civile pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre au nom de 80 femmes et filles victimes de viols et d’autres formes de violences sexuelles commis de l’occupation du nord du Mali, en 2012 et 2013.
De même qu’une autre plainte avec constitution de partie civile au nom de 33 victimes de crimes internationaux commis lors de l’occupation de la région de Tombouctou par ces groupes armés. Cette plainte vise 15 auteurs présumés de crimes contre l’humanité et crimes de guerre dont Ahmad Al Faqi Al Mahdi alias Abou Tourab.
Effectivement, la CPI émet un mandat d’arrêt international contre Ahmad Al Faqi, suspecté d’être pénalement responsable d’avoir commis et participé à la commission de crimes de guerre en dirigeant intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, et des monuments historiques (9 mausolées et une mosquée).

Qu’en est-il des quatorze autres auteurs présumés de crimes divers ? Parmi eux figurent Ag Alfousseyni Houka dit Houka Houka, qui officia en tant que juge islamique, Sanda Ould Boumama dit Abou Mohamed, un des lieutenants de Iyad, ou encore Mohamed Ag Mosa dit Hammar Mosa, le très redouté chef du « Centre d’application du convenable et de l’interdiction du blâmable », la milice qui a fait régner la terreur à Tombouctou durant l’occupation. A quand le procès de ces criminels ?
Au bureau du procureur de la CPI, on admet ne pas avoir suffisamment d’éléments pour élargir les charges à d’autres crimes. A Bamako, les procédures semblent au point mort. Pourtant, ce sont le gouvernement et la CPI qui avaient donné de réels motifs d’espoir aux Maliens à propos de ces crimes multiples commis pendant l’occupation du nord du Mali de 2012-2013.
Des crimes commis à Gao, Tombouctou et Kidal…

En effet, le 18 juillet, le Mali avait saisi la Cour pénale internationale pour enquêter sur les crimes commis dans le pays. Dans un courrier adressé par le ministre de la Justice de la Transition, Malick Coulibaly, à la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, le gouvernement en appelait à l’article 14 du statut de la CPI pour « enquêter sur les crimes les plus graves commis depuis janvier 2012 », « dans la mesure où les juridictions maliennes sont dans l’impossibilité de poursuivre ou juger les auteurs ».
Les faits prouvent que la CPI avait tout à fait accédé à la requête puisqu’elle-même s’était prononcée sur la situation qui prévalait.
Puisqu’après cette saisine, le Bureau de la CPI a effectué deux missions au Mali, en août et en octobre 2012, pour vérifier les renseignements en sa possession.
Dans le rapport susmentionné, le Bureau du Procureur de la CPI présente un aperçu des crimes qui auraient été commis au Mali depuis janvier 2012.
La majorité des crimes allégués ont été commis dans les régions de Gao et de Tombouctou, et dans une moindre mesure dans celle de Kidal, donc nord du Mali.

En effet, lors de la première phase de ce conflit armé (du 17 janvier au 1er avril 2012), le nombre de meurtres atteint son plus haut niveau en janvier 2012 avec l’exécution présumée de 70 à 153 détenus à Aguelhok.
Des pillages et des viols (jusqu’à 90 cas de viol ou de tentative de viol) ont été pour la plupart signalés fin mars/début avril 2012 lorsque des groupes armés ont pris le contrôle des régions du nord. Par la suite, de graves châtiments ont été infligés et des édifices religieux de Tombouctou ont été détruits.
Les crimes en cause commis dans le cadre d’un conflit armé sont pour la plupart attribués à des groupes armés tels que le Mnla, Ansar Dine, Aqmi, le Mujao et diverses milices.
Au vu de tout cela et de plusieurs autres cas avérés, le Bureau en vient à la Conclusion suivante : « Les renseignements disponibles fournissent une base raisonnable permettant de croire que des crimes de guerre ont été commis dans le cadre de la situation au Mali depuis janvier 2012, à savoir: le meurtre constitutif d’un crime de guerre visé à l’article 8-2-c-i; les mutilations, les traitements cruels et la torture visés à l’article 8-2-c-i; les condamnations

Prononcées et les exécutions effectuées en dehors de toute procédure régulière constitutives d’un crime de guerre visé à l’article 8-2-c-i ; le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des biens protégés, constitutif d’un crime de guerre visé à l’article 8-2-e-iv; le pillage visé à l’article 8-2-e-v; et le viol visé à l’article 8-2-e-v ; et le viol constitutif d’un crime de guerre visé à l’article 8-2-e-vi. Cette évaluation n’est en aucun cas contraignante aux fins de toute enquête future ou de la détermination des charges.
Étant donné qu’aucune poursuite nationale n’a été engagée au Mali ou dans tout autre État à l’encontre des personnes qui semblent porter la responsabilité la plus lourde pour les crimes les plus graves commis dans ce pays, le Bureau a conclu que les affaires éventuelles qui découleraient de son enquête dans le cadre de cette situation seraient recevables. En outre, de telles affaires semblent suffisamment graves pour que la Cour y donne suite.

Le Procureur a décidé d’ouvrir une enquête dans le cadre de la situation au Mali depuis janvier 2012 étant donné qu’il n’y a aucune raison sérieuse de penser qu’il ne serait pas dans l’intérêt de la justice de le faire ».
Preuve de l’activisme de la CPI dans ce dossier malien, après sa saisine par l’Etat malien, la Procureure Bensouda est venue à Bamako pour « rassembler des preuves ». A l’occasion, elle avait multiplié les déclarations.
« Depuis le début du conflit armé qui a éclaté en janvier 2012, les habitants du nord du Mali sont soumis aux grands troubles qui agitent leur région », avait-t-elle déclaré. Avant d’ajouter, « Divers groupes armés ont semé la terreur et infligé des souffrances à la population par tout un éventail d’actes d’une extrême violence à tous les stades du conflit. Je suis parvenue à la conclusion que certains de ces actes de brutalité et de destruction pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome ».

Mme Bensouda a estimé qu’il existe une base raisonnable pour croire que les crimes suivants ont été commis : le meurtre; les mutilations, les traitements cruels et la torture ; le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des biens protégés ; les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable rendu par un tribunal régulièrement constitué ; le pillage ; et le viol. « Mon Bureau mettra tout en œuvre pour mener une enquête approfondie et impartiale et rendra justice aux victimes maliennes en enquêtant sur les personnes portant la plus lourde part de responsabilité dans les crimes présumés », avait promis la Procureure.
Fatou Bensouda va-t-elle tenir cette promesse en allant jusqu’au bout ? Les Maliens s’impatientent et espèrent que la visite annoncée de la « Dame de fer » accéléra le processus. Mme Fatou Bensouda est attendu sur le sol malien dans la première quinzaine du mois de Septembre. Lors de sa visite, elle va examiner la situation des droits de l’homme et évaluer si la CPI a matière à lancer une enquête ou des inculpations.

http://malijet.com/actualte_dans_les_regions_du_mali/rebellion_au_nord_du_mali/193480-nord-du-mali-et-les-autres-criminels.html

Réforme constitutionnelle

Edito : Ouf! Révision constitutionnelle quand tu nous relâche!(Autre Afrique)

A peu près 70 jours d’horloges pour le bras de fer historique entre dirigeants, opposants, société civile et activistes qui a failli tourner au vinaigre, ne serait ce l’esprit de responsabilité ayant tracé la voie à un recul salutaire pour notre démocratie! Nous saluons vivement de la part de son Excellence Ibrahim Boubacar Keita cet acte responsabilité digne de tout patriote aussi bien que la Plate forme du non pour avoir eu un terrain d’entente suite à l’intervention des autorités coutumières et religieuses. Après que tant d’encres et de salives aient coulées pour dissuader les partis protagonistes afin d’éviter un virage chaotique des marches et contre marches ayant tenu le pays sur un brasier effervescent en plus de la poudrière de Kidal, les biceps se sont finalement dégonflés, laissant tomber finalement les rideaux le vendredi 18 Août avec un sursis du projet de la Révision Constitutionnelle. Le président qui a esquissé les premier pas de danse vers le dialogue s’est adressé à la nation en ces termes : “Je regrette les excès de langage et de comportement” qui menaçaient “d’ébranler la cohésion nationale”, a affirmé le président.
Le projet de révision avait fait l’objet de vives contestations principalement à Bamako où des milliers de personnes ont manifesté à de nombreuses reprises. “Il me revient de prendre les dispositions pour engager un dialogue inclusif et dépassionné”, a promis le président dans un discours appelant la nation à œuvrer au maintien de la cohésion sociale.

Une première fois dans l’histoire du Mali démocratique, qu’un chef d’Etat opte pour le dialogue avec le peuple afin d’éviter le pire. Un geste qui a manqué à GMT en 1991, malgré les multiples interventions des autorités coutumières et religieuses en son temps. C’est Une Victoire écrasante du malien sur le Néo colonialiste qui s’attendait sûrement à une autre tournure à sa satisfaction. C’est aussi un grand pas vers une vraie démocratie, la maturité d’esprit en éclosion et un geste noble à saluer. Espérons que nos futurs dirigeants aussi bien que tous les acteurs de la démocratie en tireront des leçons vers une fuite en avant pour un Mali émergent. Maintenant que nous avons franchi le seuil de compréhension pour contourner les divergences vers une vraie démocratie, une indépendance totale de notre patrie, tournons vers le nord pour prendre la direction de notre Armée en remerciant gentiment nos soit disants amis. Soyons des bâtisseurs de notre pays en mettant la patrie avant tout et non des destructeurs pour satisfaire nos intérêts personnels car, encore une fois, nul ne viendra construire ce pays pour nous et tout acte que nous posons rentrera dans l’histoire de notre pays.,

http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/editorial-journaux-mali/193368-edito-ouf-revision-constitutionnelle-quand-tu-nous-relache.html

DEMISSION DE RAS BATH DE LA PLATEFORME AN TE A BANA : Le lion va-t-il devenir le lapin ? (Inf@Sept)

La nouvelle de la démission de Ras Bath a été donnée par notre confrère du journal Le Pays. Comme une trainée de poudre, l’information a fait le tour de la capitale et même du monde, du fait de sa soudaineté. Une nouvelle qui survient à seulement cinq jours du triomphe de la plateforme du Non dont il était l’une des figures marquantes. Pour rappel, la plateforme An Tè A Bana a obtenu du Président de la République, le sursis du projet de révision le 18, et le mercredi 23 Août 2017, Ras Bath et le CDR rendent leur démission. Les raisons, mêmes valables, peuvent-elles expliquer cette démission précipitée ? Quelles seront les conséquences du départ de Ras Bath du mouvement qui lui a donné une stature de leader ?

La plateforme An Tè A Bana, pour n’avoir pas maintenu lors de sa dernière Assemblée générale tenue à la Pyramide du Souvenir, le slogan « Alternance 2018 », a donné prétexte à Ras Bath de quitter le Mouvement. Certes, la finalité de tout combat politique est la conquête et l’exercice du pouvoir, afin d’opérer les changements pour lesquels on s’est battu, mais rien ne peut expliquer ce départ précipité, alors que son aura lui permettait de faire triompher sa vision. Puisqu’il n’a pas débarqué d’abord dans un camp, il a le bénéfice du doute. Mais d’ores et déjà, il donne à réfléchir à ses milliers de fans. Il a plus que jamais un devoir d’explication et de persuasion. Avant cela, voici trois probables conséquences de sa démission : Première conséquence : la perte de crédibilité
Il sera comme la plupart des jeunes leaders maliens qui ont troqué leur manteau de combattant contre l’argent ou des postes au sein de l’administration. Il est aujourd’hui le jeune le plus convoité de toute sa génération, des propositions fuseront de toutes parts. S’il accepte l’une d’elles, il aura perdu sa popularité et son leadership.

Deuxième conséquence : La déconsidération de la jeunesse malienne
Ras Bath est l’un des derniers remparts de la nouvelle génération, qui ont jusque-là défendu certaines valeurs morales, et résisté à la tentation quand les premiers jeunes leaders ont, dans leur écrasante majorité, vendu leur âme au diable pour des strapontins. S’il trébuche face à l’argent ou autre promesse venant de ceux qu’il a toujours critiqués, c’en serait fini pour lui. L’espoir d’une relève assurée par la jeunesse va s’effondrer.
Troisième conséquence : la difficile réalisation de l’alternance en 2018
Qu’on le veuille ou pas, Ras Bath jouit d’une popularité et son soutien à un candidat ou un groupe de candidats vaut son pesant d’or. Donc, son départ de la plateforme laissera un vide difficile à combler. En quittant la plateforme, il dispersera les forces et son souhait de voir réaliser l’alternance en 2018 aura du plomb dans l’aile. Si son vœu ne se réalise pas, tous ses efforts auraient été vains.

http://malijet.com/a_la_une_du_mali/193473-demission-de-ras-bath-de-la-plateforme-an-te-a-bana-le-lion-va-t.html

Le Sénat convient mieux aux États fédéraux et la nomination des sénateurs est une dérive monarchique et un choix démocraticide (Maliweb)

Le Sénat ne peut pas être une institution légitime dans un État unitaire comme le nôtre, et la nomination des sénateurs ressemble à une dérive monarchique et un choix démocraticide.
Le Sénat n’est pas utile dans un État unitaire. En France, notre source d’inspiration, la chambre Haute fait l’objet de vives polémiques tout au long de la cinquième République. Certaines personnalités politiques françaises se sont prononcées pour sa suppression. “Le Sénat est une anomalie constitutionnelle”, disait l’ancien Premier ministre Lionnel Jospin. On s’est donc plusieurs fois posé la question de supprimer le Sénat et de laisser le pouvoir législatif à l’Assemblée nationale seule.
En effet, le bicaméralisme est propre aux États fédéraux , une chambre représentant le peuple et une, les États comme en Allemagne et aux États-Unis.

Dans un État unitaire et décentralisé, le Haut conseil des collectivités territoriales est l’institution qui convient mieux. Une institution qui diffère d’une assemblée législative. Alors que le Sénat, qui représente aussi les collectivités territoriales, détient le pouvoir législatif avec l’Assemblée nationale.Les deux chambres forment le Parlement. Il vote également la loi et contrôle l’action gouvernementale.
Les sénateurs sont généralement élus au suffrage universel indirect, par les grands électeurs. Leur nomination au sein d’une assemblée législative constitue une dérive monarchique et un choix démocraticide. L’opposition n’aura jamais la majorité au Sénat, quel que soit le mode de scrutin adopté.Et les sénateurs nommés ne seront pas neutres lors des votes.
Dans un système bicaméral, la constitution prévoit que, pour être adopté, un texte soit voté dans les mêmes termes par les deux chambres. C’est la navette parlementaire ou législative, qui est le mouvement de va-et-vient d’un projet de loi entre l’Assemblée nationale et le Sénat.
Tout projet ou proposition de loi est examiné successivement dans les chambres du Parlement en vue de l’adoption d’un texte identique. La navette Parlementaire s’achève lorsqu’une des deux chambres adopte sans modifier les textes présentés par l’autre.

http://www.maliweb.net/contributions/senat-convient-mieux-aux-etats-federaux-nomination-senateurs-derive-monarchique-choix-democraticide-2501482.html

Politique
Ingérence dans la gestion des affaires publiques : Karim Keita souvent accusé à tort (22 Septembre)

Pour bon nombre des maliens vivant à Bamako et dans les capitales régionales, l’Honorable Karim Keita serait impliqué dans plusieurs affaires qui compromettent la bonne gouvernance du régime
Suite à notre investigation, cette affirmation s’avère invérifiable. Pour preuve au récent concours des commissaires de la police nationale, certains proches du pouvoir ont été recalés. Ce fut les cas du garde de corps de l’Honorable Karim Keita, en la personne de M. Sanogo dit Mel. Celui de son jeune frère Boubacar dit « Bouba », a connu le même sort. Il s’agit de Ibrahim Traoré. Les gardes de corps en service à la présidence de la République ont également passé à côté de leur objectif. Ces policiers désignés pour assurer la sécurité de la famille présidentielle pouvaient profiter de leur situation du moment pour se hisser au grade de commissaires.
Cette proclamation des résultats qui n’est pas du tout favorable pour ces fonctionnaires de la police au service de la famille présidentielle, est une preuve irréfutable de la non-ingérence du pouvoir dans le déroulement dudit concours. Ce qui démontre à suffisance que le régime actuel est loin de rentrer dans un jeu de favoritisme, quand il s’agit du recrutement des filles et fils de ce pays, pour servir à une quelconque fonction. En tout cas, l’échec de ces gardes de corps devrait servir de preuve comme quoi, ni Karim et d’autres gros calibres du régime du président Ibrahim Boubacar Keita ne s’immiscent dans la gestion des affaires publiques.

Cependant il y a beaucoup de bonnes œuvres qui sont de l’actif du fils du président, pour lesquelles les gens n’accordent pas d’importance. On se rappelle la dotation du Carrefour des jeunes de Bamako, d’un forage en eau potable. Aussi, il est de tradition pour le député de la commune II, à la rentrée de chaque année scolaire, de distribuer des kits aux élèves des écoles publiques de sa circonscription électorale. Une manière pour lui de contribuer à la scolarisation des enfants de ladite commune qui sont pour la plupart issus dans des familles à faibles revenus. Egalement, sur le plan social, des gestes de Karim Keita sont incommensurables en termes d’aides aux personnes en besoin.
Son tort est sans doute d’être le fils du président IBK, et de siéger aujourd’hui à l’Hémicycle. Ses détracteurs oublient, sans doute, que c’est à la suite d’une compétition élective, que Karim est devenu député. Chose qui ne lui est pas interdite. De père et de mère maliens, Karim Keita est appelé à jouir de tous les droits relatifs aux postes électifs.
Rappelons que pour le concours des policiers au poste de commissaire, ils étaient 2190 candidats au départ. Mais après un travail rigoureusement fait, seuls 629 postulants ont été retenus, sur lesquels seulement 33 ont été admis. Pour le poste d’inspecteurs, ils étaient 1561 candidats dont 32 admis.

http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/193486-ingerence-dans-la-gestion-des-affaires-publiques-karim-keita-sou.html

Billet : 5 000 milliards ! (L’Aube)

Dans quelques petits jours le président IBK va fêter le 4ème anniversaire de son accession à la tête du Mali. Mais mon propos n’est pas de célébrer ce qui s’est passé le 04 septembre 2013. Il se rapporte plutôt à un autre anniversaire, celui de la visite mémorable du chef de l’Etat en Chine, précisément au Forum Economique de Tianjin, le Davos chinois d’où il nous était revenu avec 5 000 milliards de F CFA de financements pour mille et un projets.
Entre émerveillement et crédulité, les plus radicaux d’entre nous avaient commencé sérieusement à faire campagne pour un allongement du mandat même sans élection, pour la bonne exécution des chantiers pharaoniques annoncés.
Une voie de chemin de fer reliant Bamako à Conakry en Guinée, la construction d’un nouveau pont sur le fleuve Niger à Ségou, la réalisation de 7 ports secs, des projets d’infrastructures routières et énergétiques etc. Le président IBK, en un an de magistère réussissait ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait obtenu en deux mandats.
Pour accueillir le chef prodige, le RPM (parti présidentiel) mobilise ses troupes à l’aéroport.
Dans son véhicule 4×4 décapotable, le président IBK ne boude pas son plaisir. Il rayonne ! Comme un rêve suspendu, trois ans après ce folklore où tout le monde mentait à tout le monde, pas un projet en dehors de ceux qui figuraient dans le communiqué officiel n’a connu un début de réalisation.

Après recoupement, on s’était rendu compte que les ministres accompagnateurs, sans doute pour complaire au chef, ont compilé le mémorandum d’entente (MOU, en anglais) et additionné les coûts estimatifs pour tromper un président avide de résultats et très peu au fait du jargon technocratique. Ne lui demandons pas (à IBK) de nous éblouir en latin et de briller en même temps en économie.
Toujours est-il que cette opération politique et de communication foireuse a couvert le Mali de ridicule. D’abord vis-à-vis de la Chine dont les diplomates n’ont jamais varié des engagements officiels de Pékin qui se chiffraient à 28 milliards de F CFA en dons et prêts. Beaucoup d’argent certes, mais bien loin du compte.

Les sociétés chinoises informées de la participation du président IBK au Forum, avaient recensé tous nos besoins et présenté des projets bien ficelés qui n’avaient qu’un défaut : l’absence de financement. Elles attendaient du gouvernement malien de les financer sur ses propres ressources ou de solliciter le vieil ami chinois.
Tellement banal qu’on ne fera pas l’injure à nos ministres de n’avoir pas pigé le business. La seule personne qui n’a pas compris que tout ça n’était que manifestation d’intention c’est notre président de la République.
Et Quand le chef de l’Etat se trompe, il a ce pouvoir magique d’induire 16 millions de Maliens dans l’erreur. Pour nous, seule la vérité sort de la bouche du président ! Sauf pour ce coup-ci car pour les 5 000 milliards de F CFA (soit deux fois et demi notre budget), il va falloir repasser.

http://www.maliweb.net/politique/chroniques/billet-5-000-milliards-2500732.html

Les leçons du président de la République (Le Pouce)

Que se serait-il passé si le Président « IBK » avait décidé de ne pas accéder à la demande des partisans du « non au référendum constitutionnel! » de surseoir à la révision constitutionnelle ? On n’ose l’imaginer. Mais, des « hooligans » infiltrés dans le mouvement, avaient prédis le chaos. Et Dieu seul sait qu’ils avaient l’intention de le faire. On serait peut-être, à l’heure actuelle, dans une République en ruine par la faute de gens qui n’auraient pas supporté que leurs points de vue ne soient pas les seuls qui comptent. Le bras de fer pouvait se maintenir. Mais, pour quelles conséquences ?

Le président « IBK » qui a institué le statut de l’opposition pour contribuer à l’ancrage démocratique, a encore sauvé la République d’un chaos dont certains s’en réjouiraient certainement comme ils n’ont pas hésité à chanter « victoire » après la décision du président de la République, garant de l’unité et de la cohésion sociale, de surseoir au référendum constitutionnel en attendant que tous les Maliens puissent regarder dans la même direction. Cette volonté de préserver l’unité et la cohésion sociale, n’est point une faiblesse de l’homme. Au contraire, c’est la marque des grands dirigeants qui ont souci de l’avenir et du devenir de leur nation. C’est la leçon que le président « IBK » envoie, une fois de plus, aux hommes politiques qui veulent coute que coute utiliser le sang malien pour accéder au pouvoir.

http://www.maliweb.net/societe/lecons-president-de-republique-2501142.html

Présidentielle 2018 : Le mouvement « EA-2018 » prône le changement (L’Aube)

Le paysage politique national vient de s’agrandir avec la naissance d’un nouveau mouvement dénommé «Ensemble pour une alternance en 2018 (EA-2018) ». Il s’agit d’un mouvement dont l’objectif principal est la conquête, la gestion du pouvoir en 2018 et le soutien au candidat de l’opposition au 2em tour de l’élection présidentielle de 2018.
«EA-2018 va jouer sa partition dans la reconstruction au sein de l’opposition et dans la conquête du pouvoir en 2018 », assure son président, Ibrahima K. Sissoko. Il a animé une conférence de presse le vendredi 25 août dernier à Badalabougou. À l’occasion, il a dénoncé «l’incapacité du président de la République et de son gouvernement à gérer le pays». Tout au long de son exposé, il est revenu sur ce qu’il appelle les promesses non tenues du président IBK.

Aussi, selon M. Sissoko, les conditions d’une vraie rupture avec les pratiques anciennes sont réunies. « Face à la gouvernance actuelle du Président Ibrahim Boubacar Keita, caractérisée par une gestion catastrophique concernant l’ensemble des secteurs vitaux de la Nation malienne dont: la Défense et la Sécurité, l’éducation, la Sante, l’économie et les finances, l’emploi et les conditions de travail… il est temps que les patriotes se réunissent dans un vaste mouvement pour apporter le changement », a-t-il clamé.
Pour parvenir à ce changement la plateforme « EA-2018 » attend user de tous les moyens légaux pour que le candidat de la plateforme remporte la prochaine élection présidentielle. À cet effet, elle veillera à la transparence totale des élections.

http://www.maliweb.net/societe/presidentielle-2018-mouvement-ea-2018-prone-changement-2500722.html

Gouvernance
Mali: Halte au pillage des richesses (MondAfrique)

Dans le nord du Mali, les richesses à exploiter ne sont pas passées inaperçues. Au prix de morts sans fin et d’une insécurité croissante, le pillage du pays s’organise plus ou moins discrètement et au détriment d’un développement sain.
A mesure que les partenaires économiques se multiplient, l’instabilité financière grandit. Pour trouver leurs motivations, il faut creuser sous le sable du désert…
Stratégies à court terme
Selon le mandat de la Minusma, « le Gouvernement a retenu l’élaboration et la mise en œuvre d’un Programme de Développement Accéléré des Régions du Nord » . Les principes en sont clairs: « Axe 1 : Retour de l’administration et de la sécurité et cohésion sociale, Axe 2 : Développement rural, sécurité alimentaire et environnement, Axe 3 : Relèvement économique, Axe 4 : Accès aux services sociaux de base, Axe 5 : Infrastructures de développement et mines ». Faisons confiance à nos partenaires pour que ce dernier axe avance beaucoup plus vite que les précédents. Notons néanmoins que pour une fois, le social arrive après l’économique. Dans la logique des choses, pour financer le social, il faut de l’argent, beaucoup d’argent. Si vous ne générez pas cet argent en créant de la richesse, deux solutions s’offrent à vous :
• Soit vous vous passez de social. Je vous entends déjà vous écrier. Quoi ? Rater un mariage ou un enterrement où je ne pourrais pas exhiber mon dernier bazin à 150 000 Fcfa, cancaner à loisir et louper une journée de travail pour la troisième fois dans le mois, quand j’ai la chance d’en avoir un ? Refuser d’héberger le neveu arrivé du village qui passe son temps à prendre le thé et à refaire le Mali à la porte de la maison, devant un caniveau putride qui déborde de détritus qu’il ne lui viendrait même pas à l’idée de nettoyer ? Qui ? Moi nettoyer le caniveau ? Moi le fils de ? Mais oui, toi. Tu ne sais pas que tous les fils sont fils de quelqu’un ? Oui, mais moi, mon oncle est DAF au Ministère des Finances, ma cousine est douanière et mon cousin est policier à un bon carrefour. Je comprends, nourri, logé, argent de poché aux frais du citoyen, pourquoi irais-tu travailler ? Mais moi je veux bien travailler mais uniquement comme fonctionnaire. Je suis un jeune diplômé, Master en archéologie obtenu à l’université en 8 ans, s’il vous plaît ! Ah bon ? Cela explique sans doute le regard toujours braqué sur un passé mythifié.
• Soit vous le subtiliser aux populations en détournant les fonds qui leur sont destinés ou en empochant les sommes revenant à l’Etat. Vous savez, les taxes et impôts qui normalement devraient financer écoles, hôpitaux, routes, armée, justice, police et même vos augmentations de salaires…
Bombes à retardement
La mandat de la Minusma est très explicite, quoique de façon disséminée, sur les potentielles richesses à exploiter dans le Nord. Le gouvernement commencera par « promouvoir, sur investissements privés, un nouveau projet de recherche et d’exploration pétrolière et minière sur toute l’étendue du territoire national ». « Dans un souci de diversification des ressources minérales, il s’agira également d’accompagner la réhabilitation, dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP), de la société d’exploitation du phosphate à Bourem et du gisement de Manganèse à Tassiga (Cercle d’Ansongo) ». Gardons en mémoire qu’en 2014, une commission des lois du Sénat français a publié un rapport qui a qualifié les PPP de « bombes à retardement » en raison de leurs « effets néfastes notamment pour les générations futures ». En effet, en faisant ce transfert, l’Etat ou la collectivité se condamne à régler des années durant un loyer ou des frais à son partenaire marchand, selon des contrats aux clauses multiples et souvent peu à l’avantage des collectivités ou de l’Etat. En 2015 la Cour des Comptes a enfoncé le clou en précisant que les « communes et « petites » structures publiques qui ont recours à ces contrats sont souvent mal armées juridiquement pour évaluer les risques et les conséquences de la signature du partenariat. ». Vu le niveau de compétence de nos élus et leur engagement dans la défense des intérêts du pays, les avocats étrangers et les multinationales peuvent se frotter les mains : jackpot in Desertsand assuré! Eh fils de, toi aussi ! Pas le sang du désert, le sable du désert…
Ramasser les miettes
Les sénateurs français ont aussi pointé l’« effet d’éviction des petites et moyennes entreprises » dont la capacité d’investissement est limitée. Dans le meilleur des cas, elles sont reléguées à la « sous-traitance » du contrat de partenariat, sans bénéficier des mêmes garanties que dans le cas d’un marché public classique. ». Les sénateurs notent également que la plupart des contrats PPP vont aux grands groupes de BTP comme Bouygues, Eiffage ou Vinci. Retenez ces noms, ils ne tarderont pas à venir construire les fameuses infrastructures tandis que les communautés verront s’y engloutir impôts et aide supposée les tirer de la faim.Et les entreprises maliennes compétentes se contenteront des miettes laissées par les entreprises françaises installées au Mali, diplomatie économique et retour sur investissement obligent.

http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/flash-info/193411-mali-hale-au-pillage-des-richesses.html

Absentéisme et retard dans les services des douanes : Le DG Aly Coulibaly tape du poing sur la table ! (Le Sursaut)

Dans une instruction destinée à tous les directeurs, directeurs régionaux, chefs de bureaux, de brigades et de postes de douanes, le Directeur Général des Douanes, l’Inspecteur Général Aly Coulibaly, invite au respect strict des horaires de travail et à la permanence du personnel aux postes de travail. Une instruction qui traduit à juste titre la nouvelle dynamique inculquée par le DG Coulibaly à l’administration des douanes.
Méthodique, vigilant et loyal, le premier patron des douanes du Mali n’arrête pas de surprendre par ses actions à insuffler un sang nouveau à l’administration des douanes. Imbu des moindres réalités de ses services et leur personnel Aly Coulibaly avec intelligence réussit à mettre chacun devant sa responsabilité pour permettre aux douanes maliennes de relever le défi. Ce défi est unique : atteindre et pourquoi pas, dépasser ses objectifs de recettes. Pour ce faire, la première voie choisie par lui, reste le respect de l’éthique et de la déontologie qui caractérisent cette administration importante de l’architecture administrative et économique de notre pays.

A cet effet, il ne se contente point des prouesses réalisées en termes de recettes comparativement aux résultats antérieurs et perspectives de la Direction des douanes, mais du maintien d’une dynamique pour faire de l’administration des douanes un socle solide de l’économie malienne. Toute chose qui exige la participation et la présence effective de tout le personnel à quelque niveau qu’il soit. Ainsi face au constat disculpé des absences de plus en plus fréquentes de responsables de structures et d’agents de douanes à leurs postes de travail, et dans la plupart des cas, sans motifs justifiés. De même que les retards chroniques de certains sur leurs lieux de travail au grand dam des usagers, Aly Coulibaly a décidé de prendre les taureaux par les cornes. Cela, en invitant les fautifs à se ressaisir pour mettre terme à ces manquements « contraires aux dispositions du code d’éthique et de déontologie du personnel du cadre des douanes ». Nonobstant, il a été instruit aux premiers responsables des directions, bureaux et postes des douanes de rendre, désormais compte à la hiérarchie des mesures prises à cet effet. L’écrivain Michel Bouthot ne disait-il pas que : “La discipline est la toile de fond de tous les exploits.”
De nouveaux contrôleurs interrégionaux nommés !
Une mesure s’accommodant avec une autre, durant la même semaine écoulée, le directeur général des douanes a procédé à la nomination des contrôleurs interrégionaux.

En effet, conformément aux dispositions législatives qui régissent l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction Générale des Douanes, ces contrôleurs interrégionaux ont pour missions : le suivi, la coordination et le contrôle des activités dans les directions régionales des douanes et du district de Bamako . Cette décision de nomination a concerné essentiellement les quatre inter régions des douanes. A savoir, l’inter région n°1 composée des directions régionales des douanes de Kayes et de Koulikoro, confiée à l’Inspecteur des douanes de classe exceptionnelle Almamy Touré ; l’inter région n°2 regroupant les DRD de Sikasso, de Segou et de Tombouctou, mise sous la coupole de l’Inspecteur des douanes de classe exceptionnelle Idrissa Bana Maïga ; l’inter région n° 3 qui réunie les DRD de Mopti, de Gao, de Kidal et du District de Bamako, est attribuée à l’Inspecteur des douanes de classe exceptionnelle Karimou Diakité et quant à l’inter région n°4, qui regroupe cinq bureaux des douanes (Bureaux des Produits Pétroliers, Guichet Unique pour le Dédouanement des Véhicules, Bureau des Exonérations Douanières et des Maliens de l’Extérieur, Bureau des Régimes Economiques et le Bureau du Contrôle du Transit), elle échoit à deux Inspecteurs des douanes de classe exceptionnelle : Abdou Maïga et Brahima Aly Cissé.
Faut-il préciser que les cadres des douanes ci cités sont tous des Contrôleurs internes exerçant au niveau du Bureau du Contrôle Interne de la Direction Générale des Douanes. Cette mesure de décentralisation permettra de donner plus de lisibilité et d’efficience à leurs missions. Une autre hauteur de vue du DG Aly Coulibaly.

http://news.abamako.com/h/169022.html

Front social, Justice

Galère des clients après la grève du SYNABEF : Les citoyens payent le prix de l’indifférence du Gouvernement !(Le Sursaut)

Après la grève de trois jours décrété depuis le mardi dernier par le Syndicat des Banques et Compagnies d’Assurance au Mali, l’ouverture des portes des établissements bancaires dans la matinée du vendredi 25 aout a suscité un grand ouf de soulagement du côté des clients. En effet l’affluence était à son comble devant les agences et guichets des banques de la place. Pourquoi les pauvres citoyens ont été tant sevrés ? Qu’est ce que le Gouvernement, notamment le ministre des Finances, a fait pour éviter aux Maliens une telle souffrance ?

En effet depuis le mardi 23 août dernier les banques de la place et les compagnies d’assurance ont décrété une grève de trois jours. Cette grève n’est pas tombée du ciel, elle a suivi tout le processus réglementaire. Notamment le dépôt en bonne et due forme d’un préavis sur la table du Gouvernement par les syndicalistes, suite au licenciement du secrétaire général du comité syndical de NSIA Issiaka Traoré. Après plusieurs tentatives de négociation avec la direction de la société concernée (que nous avons rapportées dans notre précédente livraison), le syndicat national des banques et des compagnies d’assurance, a légalement exercé son droit de grève, débuté le mardi 22 pour prendre fin le vendredi 25 aout 2017.

Certes, la grève est un droit pour tout syndicat, mais celle du syndicat des banques et compagnies d’assurance qui menaçait de se proroger vers une grève illimitée a fortement produit ses effets, surtout chez les clients des banques en cette veille des festivités de la Tabaski. Nullement concernés ni en aval encore moins en amont, les dépositaires des comptes bancaires ont injustement subi les foudres de la grogne syndicale, sans défense. Car le Gouvernement, qui est censé protéger les intérêts de sa population a joué à l’indifférence. Car lui aussi n’est concerné ni de près ni de loin par cette affaire. D’ailleurs, les responsables syndicalistes se sont indignés sur cette attitude des autorités maliennes. Notamment le ministre de l’Economie et des Finances qui aurait fait la sourde oreille devant cette grogne du SYNABEF. Comme l’a fait savoir son secrétaire administratif Hamadoun Bah sur les ondes d’une radio de la place.

Or il s’en est fallu de peu pour que cette grève générale des banques dégénère et suscite un trouble social. De nombreux usagers, n’ont pas compris pourquoi dans de telles situations, il n’ya jamais de mesure d’assouplissement sinon d’actions des autorités pour empêcher que la majorité des personnes actives du pays soient privées de leurs droits. Toute chose qui allait compromettre la bonne réussite de la fête, surtout en ces temps de vaches maigres.
Finalement, les banques ont respecté le délai de grève imparti et ont ouvert leurs portes le vendredi dans la matinée. Comme l’on pouvait s’y attendre, l’affluence était à son comble, et c’était de la bousculade devant les guichets. Partout à travers les différentes agences et succursales des établissements financiers et bancaires de la capitale de longues files étaient perceptibles sous un soleil de plomb.

Devant le guichet magnétique de la Banque Nationale de Développement de l’Agriculture, Modibo Camara, opérateur économique et client de ladite banque, n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction devant la fin de la grève des banquiers. « Je suis très heureux de rentrer en contact avec mon argent surtout à quelques jours des festivités de Tabaski » a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’il était vraiment temps que cette grève se termine. « J’avais beaucoup besoin de mon argent » renchérie-t-il. Tout en affirmant que des conséquences de e mouvement de grève méritent d’être tirées de la part du syndicat des banques et de compagnie d’assurance et des autorités compétentes.
Même son de cloche chez Djibril Keïta, militaire à la retraite. « Je suis très satisfait de la fin de cette grève » a-t-il déclaré à notre micro.
Par contre chez Fatoumata Coulibaly, une opératrice économique, la solution est unique : « Je ne vais jamais garder mes sous dans une banque encore. Ces trois jours de grève m’ont fait perdre un important marché que Dieu seul pourra me le compenser ». Ce qui est dit est dit.

http://www.maliweb.net/societe/galere-clients-apres-greve-synabef-citoyens-payent-prix-de-lindifference-gouvernement-2501772.html

FRONT SOCIAL: Un ouf pour les usagers, le Synabef suspend sa de grève illimitée (L’Indicateur du Renouveau)

Pour la réhabilitation de leur camarade secrétaire général, Issiaka Traoré, le comité syndical de la NSIA Mali qui avait brandit une menace d’interdiction de l’accès des bureaux au directeur général et son adjoint ainsi que l’option d’une grève illimitée dans les banques et institutions financières à compter de ce matin prochain, revient à de meilleurs sentiments et suspend ses mouvements. Les banques reprennent alors service.
Le secrétaire général du Syndicat national des assurances, des banques, établissement financiers et du commerce, après sa rencontre de ce week-end, a suspendu tous ses mouvements pour faciliter aux usagers les préparatifs de la fête de Tabaski. Cette décision sage survient après sa menace la semaine dernière d’observer une grève illimitée à compter de ce lundi pour exiger la réintégration à la NSIA de leur camarade d’Issiaka Traoré.

Cette décision sage du Synabef dissipe toutes les inquiétudes des usagers des banques et établissements financiers secoués par la grève de 72 heures qui a pris fin le vendredi dernier. Une grève, il faut rappeler, qui a paralysé toutes les banques et établissement financiers du Mali. Malgré ce mouvement du Synabef, la tension ne faiblit pas à la NSIA.
Selon nos informations, la direction du NSIA continue sa cabale contre ses agents. Plus d’une cinquantaine d’agents ayant participé au sit-in devant la société d’assurance la semaine dernière aurait reçu une lettre d’explication de la part de la direction.
En tous cas, ces nouvelles présagent des jours difficiles pour les usagers des banques, puisque le syndicat planifie de nouveaux mouvements qui vont une fois de plus détériorer la stabilité du secteur.

http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/flash-info/193499-front-social-un-ouf-pour-les-usagers-le-synabef-suspend-sa-de-gr.html

Mali : Cour d’assises de Bamako : La 1ère session réalise 91% de son devoir avec de diverses fortunes (Le Combat)

Comme on pouvait s’y attendre, les différentes affaires jugées ont abouti à de divers amendements et peines allant des emprisonnements fermes à des peines de mort ainsi qu’à des réclusions à perpétuité.
Ainsi, sur les 102 affaires impliquant 170 accusés qui étaient inscrites au rôle de cette 1ère session, 93 ont été jugées (soit un pourcentage de 91%) tandis que les 9 restantes ont été renvoyées à la prochaine session.
L’examen des différents dossiers proposés a donné des décisions suivantes: 34 condamnations à l’emprisonnement ferme; 20 emprisonnements avec sursis; 7 condamnations à peine de réclusion à temps; 5 condamnations de réclusion à perpétuité; 3 condamnation à une peine de mort; 6 condamnations à la peine de mort par contumace. 30 accusés ont été purement et simplement acquittés et l’action publique pour deux accusés a été éteinte.

Les amendes prononcées au cours de cette session s’élèvent à 489.460.000 francs CFA, les condamnations aux dommages intérêts quant à elles sont évaluées à 73.650.000 francs CFA tandis que les condamnations au remboursement se chiffrent à 236.277.328 francs CFA dont 61.288.258 FCFA au profit de l’Etat.
La cérémonie de clôture de cette session a été propice pour le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako qui n’a pas manquer de souligner les besoins urgents de personnels magistrats. Ce, en raison de l’importance du nombre des dossiers et cela dans tous les domaines (civil, commercial, social, correctionnel et criminel), mais également en raison de nombreux départs de plusieurs magistrats pour la haute juridiction.

http://maliactu.net/mali-cour-dassises-de-bamako-la-1ere-session-realise-91-de-son-devoir-avec-de-diverses-fortunes/

En un mot: Surenchère (Par L’Indicateur du Renouveau)
Dans un pays à vocation pastorale comme le nôtre, le prix du bétail devait être à la portée de la bourse du citoyen moyen. Tonnerre ! Au Mali, la surenchère caractérise la vente des moutons en cette veille de Tabaski. Cette situation interpelle la conscience collective dans un pays à forte croyance musulmane.
Pour se donner bonne conscience, l’Etat a inventé à coup de milliards de F CFA de subvention l’opération Tabaski. L’idée paraît surréaliste : la vente promotionnelle de moutons. Cette initiative, 7e du genre, est loin de convaincre dans la mesure où les moutons demeurent chers et souvent inaccessibles. Sans oublier la spéculation qui caractérise l’opération.
Si le gouvernement a échoué dans cette tentative de soulager les citoyens par rapport à cette obligation religieuse, au sein de la société même, ce sont la surenchère et le mépris qui dominent. Sur nos marchés, avoir un bon bélier pour la Tabaski relève du parcours du combattant. Entre la cherté des prix et la forte spéculation, le fidèle musulman ne sait plus où donner la tête. Au moment où on se démène pour s’offrir un animal bon prix, le bétail malien est exporté dans la sous-région. Vous avez dit paradoxe ?

http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/editorial-journaux-mali/193488-en-un-mot-surenchere.html

Police nationale : les dessous de la démission de l’inspecteur-divisionnaire Papa Mambi Kéïta alias ‘’Epervier du Mandé’’ (MaliJet)

Police nationale : les dessous de la démission de l’inspecteur-divisionnaire Papa Mambi Kéïta alias ‘’Epervier du Mandé’’
En envoyant sa lettre de démission de la Police nationale, l’inspecteur-divisionnaire Papa Mambi Kéita alias ‘’Epervier du Mandé’’ -en serive à la Brigade d’investigations judiciaires -lui-même ne donne pas assez de détails sur les motivations de cette soudaine démission, mais des sources qui se réclament de lui, par ignorance certainement, lient ce départ précipité à l’enquête sur la récente tentative d’assassinat du chroniqueur Madou Kanté dit Maréchal Madou, dont il avait en charge le dossier.
Si l’homme lui-même évoque des raisons personnelles dans sa lettre de démission, ses partisans indiquent qu’il se sentait en danger et que sa sécurité était devenue plus que menacée. Sa sécurité menacée par qui ? Mystère ! C’est donc se sentant en danger que l’homme aurait quitté le Mali pour se réfugier en France.

Sauf que ce que nous avons appris dans cette démission, qui défraie la chronique, n’a rien à voir avec l’affaire de Marshall Madou. En effet, ce que le commun des mortels ne sait pas, c’est que l’inspecteur-divisionnaire, du haut de ses 50 ans, avait postulé pour le concours professionnel donnant accès au corps de commissaire de police. Ce concours et celui des inspecteurs ont eu lieu simultanément le dimanche 16 juillet dernier.
Il parait que 50 ans, c’est l’âge limite pour faire le concours des commissaires pour lequel Papa Mambi Kéita était candidat. Et puisque c’était vraiment sa dernière chance pour prétendre à ce corps, il fallait tout mettre en œuvre pour réussir. Nos sources indiquent que l’homme aurait tout mis dans la balance, il aurait plaidé sa cause dans la haute sphère du pouvoir, mais sans succès. Partout où il est passé, le message a été le même, le pouvoir s’interdit toute ingérence dans les concours, surtout dans le climat actuel de notre pays. Sentant donc la cause perdue, l’homme a décidé de jeter l’éponge une bonne fois pour toute avant même la tenue du concours puisque sa lettre de démission est signée le 7 juillet alors que ledit concours a eu lieu le 16 du même mois.

Peut-être qu’a-t-il été frustré de cette réponse du pouvoir après ‘’26 ans de loyaux services à la nation’’ ? Certainement. Mais dans tous les cas, le déroulement dudit concours et les résultats proclamés accréditent la thèse selon laquelle le pouvoir n’a nullement fait ingérence. D’abord, la Minusma a été impliquée dans tout le processus pour donner un cachet indépendant. Deuxièmement, après proclamation des résultats, on constate que même les candidats qui officient à la Présidence de la République n’ont pas été admis. Le chef adjoint de l’escorte présidentielle, l’inspecteur Diabaté a échoué audit concours ; le garde du corps principal de Bouba (le flis du président IBK), Ibrahim Traoré, a aussi échoué, de même que celui de Karim Kéita, un certain Sanogo dit Mel.

Des preuves irréfutables de la non-ingérence du pouvoir dans le déroulement dudit concours. Ils étaient 2190 candidats au départ, mais à la suite d’un travail rigoureux de correction qui, du reste, a été fait à trois niveaux différents, totalement indépendants, il y’eut 33 admis sur 629 postulants pour le corps des commissaires et 32 admis sur 1561 candidats pour le corps des inspecteurs.
Mais lorsque des sources proches de Papa Mambi évoquent des pressions qu’il aurait reçues dans l’enquête portant tentative d’assassinat de Marshall Madou intervenue le mardi 25 juillet 2017, et que c’est ce qui l’a poussé à la démission le 21 août dernier, elles ignorent certainement que cette lettre de démission, dont Malijet a eu copie, date en réalité du 7 juillet dernier.

Autre détail non négligiable, le pouvoir aurait en possession certaines preuves qui confondent l’Epervier du Mandé. En clair, l’homme aurait été surpris dans un double jeu concernant le traitement de certains dossiers. Certainement qu’il a eu peur de ces conséquences, raison pour laquelle il a pris la clé des champs. Comme on le voit, l’homme a certainement attendu cette belle occasion pour mettre sa démission sur la place publique. En France où il se trouve actuellement, ‘’l’Epervier du Mandé’’ se fait passer pour un réfugié politique, alors qu’en réalité, par l’intermédiaire de sa femme (qui est une française), il détient une carte de séjour de 10 ans.
Nos multiples tentatives de joindre l’intéressé sur son numéro Orange ont été vaines.

http://malijet.com/a_la_une_du_mali/193226-police-nationale-les-dessous-de-la-d%C3%A9mission-de-l%E2%80%99inspecteur-div.html

Polémique autour de la gestion des intrants agricoles : Le département de l’agriculture prouve sa bonne foi (Le Pouce)

La gestion des intrants agricoles subventionnés par l’Etat, est source de toutes les convoitises. La bonne foi ne suffit parfois plus à éteindre le feu. C’est ce qui se passe actuellement au niveau du département de l’agriculture où une association des importateurs et de distributeurs d’intrants s’oppose au mode de gestion de la fourniture des engrais aux producteurs au compte de la campagne agricole 2017-2018.
Alors que l’hivernage bat son plein et que les champs fleurissent d’espérance, le département de l’agriculture doit faire face à une polémique créée autour de la sélection des fournisseurs retenus pour la distribution des intrants agricoles au cours de la campagne agricole 2017-2018. En effet, le Groupement des Importateurs et Distributeurs Agrées des Intrants Agricoles au Mali (GIDIAM) a décidé de dénoncer voire de s’opposer à la procédure de distribution des intrants agricoles. De quoi alimenter les débats en pleine campagne agricole.

De quoi s’agit-il?
Tout remonte en 2016, lors de la session du Conseil Supérieur de l’Agriculture tenue le 31 mars sous la Présidence du Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar KEITA.
A l’occasion de la campagne agricole 2016-2017, dans le cadre de l’assainissement du circuit d’approvisionnement des producteurs en intrants agricoles subventionnés, conformément au contenu de la correspondance n°01126/MA-SG du 20 juin 2016, et cela suite aux recommandations faites lors du Conseil Supérieur de l’Agriculture du 31 mars 2016 sous la Présidence de son Excellence, le Président de la République Chef de l’État, en vue d’approvisionner les producteurs en intrants agricoles de qualité et pour une gestion plus efficace et mieux contrôlée, il a été choisi douze (12) fournisseurs d’intrants minéraux et trois (03) en intrants engrais organiques industriels.

Compte tenu du nombre croissant des fournisseurs d’intrants agricoles d’année en année, le département de l’Agriculture, soucieux des impacts négatifs qui affectent le circuit d’approvisionnement des intrants agricoles subventionnés a choisi les 15 fournisseurs selon leur ancienneté, leur expérience, leur capacité financière et leur représentativité générale.
Il nous revient que cette décision du ministre d’alors, avait été unanimement saluée par le Conseil des Ministres présidé par le Président de la République. L’actuel ministre de l’agriculture le Dr Nango Dembélé n’a fait que poursuivre l’application de cette décision.
Surtout qu’à l’occasion de la session du Conseil Supérieur de l’Agriculture au titre de la campagne agricole 2017-2018 tenue le 2 mai 2017, sous la Présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, et de la Journée du Paysan, les mêmes recommandations ont été faites à l’endroit du Ministère de l’Agriculture.

Son seul tort a été, selon l’analyse de la plainte du Groupement des Importateurs et Distributeurs Agrées des Intrants Agricoles au Mali (GIDIAM), de n’avoir pas procédé par un avis d’appel d’offre pour le choix des fournisseurs. A cela, les travailleurs du ministère de tutelle et ceux de la Direction nationale de l’agriculture apportent des réponses.
Selon eux, à sa prise de fonction à la tête du département de l’agriculture en avril 2017, le ministre Nango Dembélé, vu l’urgence en vue de pouvoir livrer à temps les intrants agricoles aux paysans, il a été décidé de reconduire les mêmes fournisseurs de la campagne 2016-2017.
Une procédure d’appel d’offres, entamée en avril 2017, aurait compromis l’atteinte des objectifs du plan de campagne 2017-2018, qui sont fixés à plus de 9 millions de tonnes soit exactement 9 820 244 T de céréales et 725.000 tonnes de coton.
Si les critères ayant prévalu à la sélection des 15 fournisseurs méritent, certes d’être améliorés, diront-ils, le temps manquait pour le faire au regard de « l’état d’avancement de la campagne ».

Les représentants des fournisseurs à l’occasion d’une rencontre avec le département, ont pris l’engagement de servir tous les paysans en intrants de qualité en collaboration avec les distributeurs et agros-dealers impliqués dans le processus tout en respectant le principe de subsidiarité.
Pour le Groupement des Importateurs et Distributeurs Agrées des Intrants Agricoles au Mali (GIDIAM), le département de l’agriculture a fait de l’exclusion en les obligeant à travailler sous le couvert des fournisseurs retenus.
Pour le Ministère de l’agriculture, ce n’est que le mode opératoire qui a changé, vu qu’à l’analyse de l’expérience de l’année dernière, la gestion des cautions techniques reste des plus opaques.

Quand nous voyons que dans des pays voisins, la fourniture totale des engrais subventionnés, est assurée par moins de cinq fournisseurs, obligation nous est faite de limiter nous aussi, le nombre de nos grossistes et le Ministère s’attelle déjà au montage d’un dossier d’appel d’offres pour la campagne à venir.
Comme quoi, la gestion des intrants agricoles subventionnés au Mali, suscite beaucoup de convoitises.
Allez-y savoir pourquoi. Et les problèmes autour de cette gestion, sont récurrents. Mais, il est important pour le bien du secteur agricole auquel 15% du budget national a été alloué à demande du président « IBK » qui veut faire du secteur le moteur du développement économique et social, que de telles polémiques ne puissent pas nuire au travail des paysans et au rendement agricole.

http://www.maliweb.net/economie/agriculture/polemique-autour-de-gestion-intrants-agricoles-departement-de-lagriculture-prouve-bonne-foi-2501102.html

Situation de Collège Horizon Mali : Le ministre de l’Education s’explique sans convaincre (Le Républicain)

La Salle de conférence Bakary Traoré du Ministère de l’éducation nationale, a abrité le 25 Août 2017, la conférence conjointe du Ministre de l’éducation nationale, Mohamed Ag Erlaf et le coordinateur de la Fondation Turque Maarif, Mehmet Zafer Gedikli. But de la dite conférence de presse, indique le Ministre Mohamed Ag Erlaf, annoncer à travers la presse à l’opinion nationale et internationale la reprise des actifs et activités professionnelle de l’Ex Collège Horizon par la Fondation Maarif de Turquie, suite à l’accord signé entre les gouvernements malien et Turc environ une dizaine de jours.

« Pour éviter le doute dans l’esprit des parents d’élèves, j’ai décidé de faire venir la partie Turque ici ce soir, pour rassurer les uns et les autres », introduit le Ministre Mohamed Ag Erlaf. Mais avant, sachez que c’est l’Etat malien qui a décidé de donner la licence à Collège Horizon en toute souveraineté, et a décidé aujourd’hui de lui retirer sa licence pour le remplacer pa la Fondation Maarif de Turquie. Je tiens à vous dire aussi que cette décision a été une décision prise par un Etat souverain. Donc le Mali ne peut que la respecter.
Dans son intervention pour donner des garanties aux enseignants de Collège Horizon, aux élèves qui y sont et à leur parents d’élèves, le coordinateur de la Fondation Turque Maarif, Mehmet Zafer Gedikli, dira que la Fondation Maarif de Turquie a été établi par la loi du 28 juin 2016 votée par les représentants du parti au pouvoir et de l’opposition au sein de la Grande Assemblée Nationale Turque et s’est octroyée le devoir de contribuer à l’instauration de ladite conception de l’éducation dans le monde entier. «Donc le seul en Turquie qui peut travailler dans le domaine de l’éducation en Turquie et à l’extérieur », précise-t-il. Nous assurons les parents d’élèves de l’anncien Collège Horizon, ses enseignants, ses élèves, qu’avec cette reprise, déclare le coordinateur Mehmet Zafer Gedikli, que la qualité de l’éducation sera mieux ou ne sera pas baissée. «Nous allons vous servir avec les enseignants plus capables dans les conditions plus modernes. C’est clair que nous allons affilier au programme d’études du Ministère de l’éducation nationale », dit il. Et de poursuivre, les enseignants maliens et les personnels administratifs maliens des écoles garderont leurs positions aussi. Les salaires des enseignants et personnes seront revus et augmentés, rassure-t-il. Selon Mehmet Zafer Gedikli, il n’y aura aucune augmentation des frais de scolarité. Au contraire, ajoute-t-il, les frais de scolarité peuvent être réduits après avoir vérifié la situation. «Les droits des étudiants et de leurs familles découlant de l’étudiant seront protégés», a souligné le coordinateur de la fondation Maarif de Turquie.

Au collège Horizon, on n’entend pas de cette oreille l’entente intervenu entre l’Etat malien et l’Etat de Turquie pour remplacer Collège Horizon à la Fondation Maarif de Turquie. Une assemblée générale d’information des parents d’élèves de Collège Horizon s’est tenue le 26 Août 2017, au Collège Horizon de l’ACI 2000 et présidée par le président de l’Association des Parents d’Elèves de Collège Horizon (APECH), Boubacar Thiam. Ils se sont exprimés sur la cession des établissements de Collège Horizon du Mali (y compris les actifs et les passifs) qui passent désormais des mains de Horizon Education France (HEF), les activités menées par le bureau de l’APECH, etc. Le Directeur général d’HE M. Bas, était dans les locaux de Collège Horizon à l’occasion de l’AG de l’APECH. Lors de son point de presse avec les journalistes, le Directeur général de Horizon Education France, M. Bas, n’a esquivé aucune question sur la situation actuelle de Collège Horizon. Par rapport à l’achat des établissements de Collège Horizon Mali par HEF, il a répondu par l’affirmative. «L’Apech a d’ailleurs été saisie par nos soins d’une lettre d’information dans ce sens. HEF précise dans correspondance, dit-il, « …qu’il s’agit d’un investissement français que les autorités maliennes ne peuvent en aucun cas confisquer sans raison… » Interrogé sur ce qu’il pense que la déclaration faite par le Ministre de l’éducation nationale que la licence de Collègue Horizon a été retiré par l’Etat malien au profit de la Fondation Maarif de Turquie, le Directeur général de HEF, M. Bas, dira sans ambages : «Aucune licence n’a été retiré à Collège Horizon au moment où je vous parle. Pour faire cela, dit-il, il faut une notification de la part d’un huissier. Mais quand une telle vient on sait comment réagir », indique le directeur général de HEF.

Demandant son point de vue sur la signature de l’accord entre le gouvernement malien et le gouvernement Turc, il déclara : «Légalement cet acte n’a pas de porté international. Car le Ministère des Affaires Etrangères et de la coopération internationale ne l’a pas signé. Donc, considéré que l’accord signé entre le Ministère de l’éducation du Mali et la Fondation Maarif de Turquie est seulement une entente de bonne foi », laisse entendre M. Bas. Quel sort est réservé à Collègue Horizon maintenant ? Le même sort qu’auparavant, indique le Directeur général de HEF, Bas. «Les classes seront ouvertes le 2 octobre prochain par le passé, vu ses résultats, nous allons gardés les mêmes enseignants et personnels maliens. Nous allons aussi gardés le personnel Turc des établissements surtout ceux de l’administration qui maitrisent les coins et recoins », rassure M. Bas. En sommes, dit le directeur général de HEF, juridiquement nous sommes à l’aise. « Toutes nos transactions ont été faites avec les spécialistes du droit. On n’est nullement inquiet. Nous sommes sûr que quand on part au procès qu’on va gagner. Mais les enfants maliens auront perdus, leurs parents aussi. Nous avons voulu rencontrer le Ministre de l’éducation nationale du Mali, il n’a pas voulu. Mais on reste disponible pour trouver une porte de sortie honorable pour tous. Car l’essentiel pour nous, c’est les enfants maliens », souligne M. Bas. Selon lui, il est hors de question que la Fondation Maarif de Turquie qui n’a aucune expérience dans le domaine de l’éducation puisse mettre à l’eau les acquis de Collège Horizon. «Si l’Etat veut qu’elle vienne au Mali, il n’a qu’à lui donner un espace sur lequel elle va construire et ouvrir pour se lancer dans sa formation des maliens. On serait heureux même de travailler avec elle», indique M.Bas

http://www.maliweb.net/education/situation-de-college-horizon-mali-ministre-de-leducation-sexplique-convaincre-2502062.html

Société & Culture

Mali : Youssouf Maiga , Pdg Opam : « Nous avons 35 000 tonnes de mil-sorgo en stock national de sécurité et 25 000 tonnes de riz en stock d’intervention » (Le Sursaut)

C’était dans la matinée du Vendredi à l’hôtel Radisson Blue de Bamako.
De nos jours, il parait comme une évidence dans les pays du sahel en général et dans l’espace CEDEAO en particulier que la crise alimentaire est récurrente. Les populations de ces pays vivent souvent dans des conditions très difficiles, puis qu’elles sont fortement exposées aux aléas du climat (inondation, catastrophe majeur etc…) surtout en ces temps de changement climatique. Pour éradiquer le phénomène de la crise alimentaire dans l’espace CEDEAO, les chefs d’Etat concernés avec l’appui de l’UE ont décidé de mettre en place des réserves régionales pour faire face à ces crises alimentaires majeures afin de booster définitivement hors de l’espace CEDEAO l’insécurité alimentaire. Cela suite au constat, qu’aucun pays seul ne pourra faire face à ces crises.
Selon Youssouf Maïga, ces réserves constitueront à la mise en place dans certaines parties de l’espace CEDEAO des stocks physiques mais aussi monétaires qui vont servir, en cas de besoin d’acheter des céréales dans l’espace CEDEAO et si besoin en était pour d’autres pays hors de l’espace.

C’est pour répondre à cette volonté de mise en œuvre des réserves, dit-il, que l’OPAM a organisé un atelier afin de répondre aux objectifs appropriés, notamment faire face aux crises majeures. Mais aussi, poursuit-il, de faire face à la volatilité des prix qui est vraiment récurrente au niveau de l’espace CEDEAO.
Parlant succinctement de l’importance de la mise en place des réserves régionales surtout, dans le contexte ou se trouvent des pays du sahel et de l’espace CEDEAO ou l’atteinte de la sécurité alimentaire semble être fortement tributaire des aléas climatiques, le PDG de l’OPAM dira que les pays pourront venir en aide les uns aux autres dans les moments de crise via leurs réserves. L’illustrant, il dira que si, aujourd’hui un pays voisin comme le Niger ou le Burkina venait à rencontrer une crise alimentaire, leurs populations pourront être appuyées par la réserve malienne et vice-versa.
Se prononçant sur la situation de stock physique disponible à l’OPAM, Youssouf Maïga annoncera une quantité céréalière de 35 000 tonnes de mil-sorgo en stock national de sécurité et 25 000tonnes de riz en stock d’intervention. « C’est-à-dire que le Mali a pris à bras le corps la question de réserve » a-t-il déclaré.

Dans cette dynamique, il dira que le président IBK, à l’issu d’une enquête qui a révélé que certaines populations étaient dans la nécessité alimentaire, a autorisé la distribution gratuite de 17 000 tonnes de mil-sorgo aux populations malienne qui sont dans la nécessité dans toute les régions. Selon lui, cela prouve que la question de la sécurité alimentaire est une forte préoccupation des plus hautes autorités du Mali, dont en premier lieu le président de la République et l’ensemble de son gouvernement. « Le gouvernement fait de son mieux pour aider la population malienne par rapport à la crise, qui est souvent très pénible » a-t-il déclaré. Avant de préciser que la crise ne dépend pas souvent de la production agricole. « Cette année la production agricole a été très bonne mais malgré tout cela, il y a des poches d’insécurité alimentaire » a-t-il réaffirmé.
Aujourd’hui assurant la présidence de toutes les agences des structures qui gèrent les stocks de réserve dans leur pays respectif, dit-il, le Mali doit être un pionnier dans la mise en œuvre de la réserve nationale. « Donc, il est bon que le Mali soit à l’avant-garde de la mise en place de cette réserve sous régionale » a-t-il conclu.

http://maliactu.net/mali-youssouf-maiga-pdg-opam-nous-avons-35-000-tonnes-de-mil-sorgo-en-stock-national-de-securite-et-25-000-tonnes-de-riz-en-stock-dintervention/

Fête de Tabaski : Bamako et les préparatifs (Le Pouce)

Depuis des semaines, les populations du district de Bamako préparent activement la fête de tabaski. La fête de tabaski ou la fête des moutons est une période où les moutons sont très recherchés par le commun des mortels. Parfois ces moutons deviennent insuffisants pour servir toute la population bamakoise et chers aussi comme à l’instar des années passées. Les vendeurs annoncent que ce ne serait pas le cas pour cette année. Il y en aura pour tout le monde à des tarifs moins chers aussi même si d’autres disent le contraire.
La fête de Tabaski est un moment spécial pour les chefs de famille, les tailleurs, les vendeurs de Bazin, de wax, de tissus, les teinturières et les coiffeuses qui sont pris ainsi d’assaut par les habitants de la ville aux trois caïmans.
Adama, tailleur à Kalabancoro, malgré qu’il soit débordé continue à recevoir les habits de ces clients. Nullement inquiet du fait qu’il ne pourrait pas exécuter toutes les commandes d’ici la fête. Il répète inlassablement à tous ces clients : « Je vais tout faire pour respecter le rendez-vous avec mes clients, car mon honneur en dépend. »

Ce n’est rien que des paroles, estime Safiatou Koné, une cliente venue s’enquérir du jour où son habit sera disponible. « Nous serons nombreuses à faire la fête sans nos habits neufs », indique, très pessimiste Koné.
Dans les salons de coiffure, le marché est lent pour le moment, affirme plusieurs coiffeuses à travers la ville.
Dans les boutiques du grand marché de Bamako, on constate une grande affluence avant cette « grande fête ». Les devantures des boutiques de vêtements de prêt à porter sont ainsi bondées. « Nos clients sont ceux qui veulent s’habiller à l’occidental. Il y a aussi ceux qui sont fatigués des tailleurs qui ne respectent jamais leur rendez-vous. Nos tenues sont à la portée de nos acheteurs», explique ce commerçant, assis derrière le comptoir d’une boutique de prêt à porter.

Dans les familles, les enfants sont à l’attente, pressés que le Papa amène leur mouton. Certains parents s’inquiètent déjà parce que le temps est dur. Bourama Konaté, chef de famille à Sebenikoro souligne qu‘il a pu trouver un mouton l’année passée mais que cette année, qu’il ne croit pas s’il pourra en avoir. « Bientôt, c’est la rentrée des classes. Je préfère préparer la rentrée que la fête car préparer l’avenir des enfants est une obligation pour les parents selon la religion donc cela me préoccupe que la fête » a-t-il souligné
Dramane Koné, chef de famille à Yirimadjo, s’inquiète déjà à cause des nombreuses dépenses qu’il doit faire à l’occasion de cette fête. « La fête sera surement belle malgré toutes ces dépenses que les hommes devront consentir. J’ai déjà acheté mes deux moutons. Il me reste des habits pour les enfants et leur maman. Par rapport à la rentrée scolaire, j’ai 6 enfants à la rentrée 200 milles FCFA pour le début de l’année c’est n’est pas facile mais on demande au Tout Puissant de nous aider pur ça», indique Koné
“Vraiment je suis très inquiet car si je ne trouve pas le moyen pour acheter le mouton, je vais fêter hors de la famille. J’ai une femme qui n’est pas facile, c’est l’incarnation de l’enfer. Même si je dois contracter une dette, je le ferais sinon je suis foutu” a expliqué ce chef de famille domicilié à Djicoroni Para.

Après un passage aux marchés de mouton à Faladiè, Kalabancoro-Tièbani, Lafiabougou et à Djicoroni-coura, on constate qu’à quelques jours de la fête, les « graals » sont remplis de moutons. Le prix minime commence à partir de 40.000 francs CFA et va au-delà de 100.000 francs CFA.
Certains vendeurs de moutons ont indiqué que les moutons seront suffisants, moins chers et que cela sera mieux que l’année passée. Même si d’autres déclarent le contraire. « Il y a suffisamment de moutons et j’espère que ça va servir toute la population Bamakoise et à tous les prix aussi. On a pour 40.000, 50.000, 60000 et 100.000 francs CFA, etc. La différence entre cette année et celle de 2016 est que les prix sont abordables par rapport à l’année passée », a affirmé Hamadi Diallo, revendeur de moutons à Faladiè.
Alfousseyni Bah, vendeur de moutons à Kalabancoro-Tièbani, a indiqué les moutons seront moins chers à Bamako. «Plusieurs moutons sont à destination de Bamako. Et cela peut encore rendre les prix moins chers. Mais, pour le moment, les moutons sont chers sur le marché. La cherté actuelle des moutons est due au fait que le prix d’achat est cher à l’intérieur du pays».

Par contre Siaka Mariko, un jeune vendeur de moutons, se plaint de la cherté des moutons. «Depuis la fête de Ramadan, le prix des moutons n’a pas baissé. Les moutons seront insuffisants pour les populations et ils deviennent de plus à plus chers. Les moutons qu’on pouvait avoir à 35.000 francs CFA, sont maintenant à 75.000 francs CFA. Et cela est dû à l’insécurité que traverse le pays depuis 2012. Ceux qui nous fournissent n’ont plus le courage pour aller en brousse pour nous les fournir à cause de l’insécurité. Le marché est ralenti et il y a moins d’acheteurs maintenant ».
Il est souhaitable, que les autorités à travers le ministère de l’Elevage et de la Pêche fassent en sorte que cette cherté des moutons baisse. Ce, en faisant en sorte que l’offre soit suffisante par rapport à la demande afin que le mouton soit à portée de toutes les bourses.

http://news.abamako.com/h/169028.html

Réfugiés maliens en Mauritanie : Ces chiffres polémiques (L’Indicateur du Renouveau)

Le retour volontaire des réfugiés maliens en Mauritanie fait débat et une vive polémique entoure le chiffre largement diffusé ces derniers temps. Le nombre des 60 000 retours volontaires est tout simplement faux.
Entre le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et les autorités maliennes, difficile de s’entendre sur le nombre exact des réfugiés de retour au pays. Le constant est flagrant : le HCR conteste chiffres à l’appui les informations données par le gouvernement du Mali. L’information circule déjà quelques semaines en Mauritanie et au Mali.

Des sites d’actualités ont rapporté que “plus de 60 000 réfugiés maliens vivant en Mauritanie sont rentrés volontairement”, au Mali. Ce, depuis la signature de l’accord tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le HCR pour le rapatriement volontaire. Cette “information” est-elle exacte ? Nous avons vérifié avec nos confrères du journal mauritanien “Le Reflet”.
Diffusé par des sites d’informations et largement repris sur les réseaux sociaux, le nombre de réfugiés maliens qui auraient regagné volontairement leur pays a de quoi étonner plus. En effet, les groupes islamiques continuent de frapper le Nord du Mali, ce qui ne favorise pas le retour volontaire. Et les actes de banditisme grandissant dans le Nord sont également cités comme d’autres facteurs qui freinent le retour de nos compatriotes.
La source de l’information ?
Lorsqu’on a tapé dans le moteur de recherche Google : retour volontaire de réfugiés maliens en Mauritanie, nous sommes tombés en premier sur le site de la version africaine de “La Voix de l’Amérique”. Cet article, publié le 23 juillet 2017, fait état de 60 000 retours volontaires. Le papier, qui mentionne ce nombre, est un compte rendu de la troisième réunion tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le HCR le 21 juillet 2017, à Bamako.

Quand on creuse en plus, toujours via Google, d’autres résultats émergent. Cette fois-ci, ce sont de sites d’informations mauritaniens qui relaient le même nombre. Deux en particuliers (Les Mauritaniens et Points chauds) mettent en exergue le nombre de réfugiés rapatriés volontairement, grâce à la collaboration entre la Mauritanie et le Mali.
Que disent réellement les chiffres du HCR ?
Sachant que la population totale des réfugiés maliens établie au camp Mbera, au sud-est de la Mauritanie était inférieure à 60 000 en 2016, “Le Reflet” avait jugé bon de vérifier la véracité des faits. Le journal a donc contacté le bureau Nouakchott du HCR, par le biais duquel 60 000 réfugiés maliens seraient rentrés au pays, en provenance de la Mauritanie.
En 2017, le HCR a facilité le retour au Mali de 298 individus qui ont exprimé volontairement leurs intentions de retour. Selon Helena Pes, chargée de communication du bureau Mauritanie du HCR, “la population du camp de Mbera au 30 juin 2017 est de 14 099 familles, soit 51 502 individus”.
Concernant le nombre de réfugiés maliens qui sont rentrés volontairement, il n’excède guerre trois cent individus. “Ils sont 298″ à être rentrés avec le concours du HCR, précise l’organe onusien. Notre interlocutrice ajoutera “qu’en considération de la situation sécuritaire au Nord-Mali, le HCR n’envisage actuellement pas de retours massifs de la population”.

Des chiffres erronés
Au regard des données recueillies auprès du HCR et autres structures ressources, nous pouvons affirmer que le nombre “60 000″ avancé par les sites d’informations étrangers et mauritaniens est inexact. Non seulement ce nombre est 172 fois supérieur à la normale, mais il dépasse en plus le nombre total de réfugiés maliens enregistrés au camp de Mbera, en Mauritanie.
Par ailleurs, c’est à la suite de la troisième réunion tripartite entre la Mauritanie, le Mali et le HCR que le nombre erroné a été utilisé dans les comptes rendus de journalistes. D’ailleurs, un nombre similaire a été utilisé par des médias nationaux qui citent le secrétaire général du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire du Mali. “A la date du 30 juin 2017, le Mali a enregistré le retour volontaire d’environ 60 094 personnes” des pays limitrophes du Mali. Nos médias ont-ils mal compris ?

Le HCR, rappelons-le, intervient au camp de Mbera depuis 2012, suite à l’occupation du Nord-Mali par des groupes terroristes. Plus de cinq ans après, des milliers de réfugiés maliens continuent d’affluer à la recherche d’un havre de paix.
Profitant d’un séjour en début du mois dans la région de Tombouctou où une bonne partie des populations réfugiées proviennent, un tel chiffre dépasse l’entendement. Sur le terrain la réalité est tout autre et les réfugiés ne semblent pas être rassurés par les conditions sur place. Au contraire : on dénombre même que plusieurs groupes de personnes retournés dans les camps de réfugiés.
A suivre…

http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/flash-info/193490-refugies-maliens-en-mauritanie-ces-chiffres-polemiques.html

Afrobasket : Le Mali 3ème sur le podium (Journaldu Mali)

Le Mali termine troisième de son Afrobasket grâce à sa victoire sur le Mozambique (75-52) en match de classement. Même si le résultat escompté était une victoire en finale, les maliennes n’ont pas à rougir de leur compétition. Depuis deux éditions, le Mali n’avait pas terminé aussi haut.
Un petit lot de consolation. Après sa grosse désillusion d’hier, le Mali s’est bien reprit devant le Mozambique pour décrocher la troisième place de l’Afrobasket et par la même, la médaille de bronze du tournoi. Le Mali débute très bien le match, asphyxiant les mozambicaines, dépassées par un jeu fluide et léché du Mali. Toujours présente, la capitaine Meiya Tirera inscrit 4pts lors de ce premier quart, bien épaulée par Ramata Diakité (7pts). Très agressive sur les porteurs de ballons, les maliennes ont interceptées cinq ballons, dans le sillage de la très hargneuse Touty Gandega (3 interceptions). Le Mali enflammait un public encore sonné par la défaite face au Nigéria, et terminait le premier quart sur une avance de neuf points (21-12). Le second quart fut l’opposé du premier. Les maliennes trop maladroites, et coupable de mauvaises décisions laissaient leurs adversaires revenir à seulement deux points (34-32) à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, certainement secoué par son coach, le Mali reprend sa marche en avant. Grace notamment à une Nassira Traoré en feu (12 pts lors du 3ème quart), le Mali se détache au tableau d’affichage. Le travail dans la raquette des maliennes poussent le Mozambique à commettre de nombreuses fautes que le Mali sanctionne par la suite, lors des lancers francs (75% de réussite). Dans le quatrième et dernier quart, les Aigles dames déroulent leur basket, en mettant en bonne position de shoot ses joueuses qui ne font pas prier pour convertir. Nassira Traoré (19pts) finit meilleure marqueuse du match, suivi de Tirera (15pts). On les avait laissées hier en larmes, elles retrouvent le sourire grâce à cette victoire convaincante (75-52).
A noter, que la malienne Naignouma Coulibaly, finit dans le cinq majeur de la compétition, elle a également été désignée meilleure rebondeuse du tournoi.

http://www.journaldumali.com/2017/08/28/afrobasket-mali-3eme-podium/

Economie

Développement agricole : Bientôt un fonds de garantie de 50 milliards de F CFA (L’Indicateur du Renouveau)

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, a signé vendredi avec la Banque nationale de développement agricole (BNDA) une convention de financement des aménagements de terres agricoles. Cette convention engage l’Etat à constituer progressivement un fonds de garantie d’un montant de 50 milliards F CFA sur une période de 20 ans.
La convention sur le financement des aménagements de terres agricoles signée vendredi vise à mettre en place un mécanisme de financement cohérent et adapté à la couverture des besoins d’investissements dans les aménagements afin d’augmenter la production et la productivité, le stockage, la conservation et la transformation des produits agricoles.
“Par cette convention, l’Etat s’engage à constituer progressivement un fonds de garantie d’un montant de 50 milliards F CFA sur une période de 20 ans pour la promotion de l’investissement privé en milieu agricole, la réalisation de l’autosuffisance alimentaire et l’amélioration du revenu des paysans”, a expliqué le DG de la BNDA, Moussa Alassane Diallo.
Selon lui, le financement de l’agriculture au Mali est caractérisé par une clientèle rurale fortement dispersée dans l’espace avec un faible taux d’alphabétisation, un secteur tributaire des aléas climatiques et un circuit de commercialisation des produits agricoles peu structuré. Cette convention est une réponse à certaines de ses préoccupations, ajoutera-t-il.

“La distribution du crédit agricole dans la plupart des zones de production est soumise aux conditions climatiques particulièrement instables d’une saison à une autre. Aussi la sécurité des prix à la commercialisation suite aux réformes des marchés fondés sur le libéralisme et l’existence de débouchés sûrs constituent aujourd’hui des défis majeurs auxquels les populations rurales sont confrontées. La présente convention sera de nature à apporter une réponse structurelle à court, moyen et long termes à la sécurisation du financement bancaire et de la production agricole…”
Le ministre de l’Economie et des Finances a précisé que la convention de financement des aménagements de terres agricoles est un vecteur essentiel de la concrétisation du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable.
“Notre pays regorge d’énormes potentialités. Bien que les défis soient nombreux et variés, nous devons sans réserve, traduire les opportunités en actes concrets. Et l’initiative de ce matin s’inscrit dans ce cadre. Beaucoup d’autres ont été prises, mais il s’agit aujourd’hui de consolider ses acquis et s’inscrire dans un processus durable. La BNDA vient de contribuer à cette mission. Les engagements pris par le gouvernement relatifs à la constitution d’un Fonds de garantie d’un montant de 50 milliards F CFA sur une période de 20 ans pour la promotion de l’investissement privé seront tenus”, a assuré le ministre Cissé.

http://malijet.com/actualite_economique_du_mali/193489-developpement-agricole-bientot-un-fonds-de-garantie-de-50-millia.html

Loi des finances rectifiée 2017 : Le Mali près des normes de l’Uémoa et de la Cédéao (L’Indicateur du Renouveau)

Loi des finances rectifiée 2017 : Le Mali près des normes de l’Uémoa et de la Cédéao
Avec sa nouvelle Loi des finances rectifiée, adoptée par l’Assemblée nationale le 25 août, le Mali respecte 3 critères de convergence sur 5 de l’Uémoa et 4 critères de convergence de la Cédéao applicables aux pays de la Cédéao.
Le projet de loi portant modification de la Loi des finances 2017 a été voté par l’Assemblée nationale le vendredi 25 août à 86 voix. La Loi des finances rectifiée (LFR), première de l’année 2017, est justifiée “par une modification de l’équilibre du budget initial induite, à la fois, par une augmentation des recettes et une augmentation des dépenses qui n’ont pu être prises en compte dans la Loi de finance initiale”, explique la commission des finances de l’Assemblée nationale dans son rapport.

Ces modifications concernent d’une part, au niveau des recettes du budget d’Etat, la prise en charge des nouvelles ressources d’un montant total de 116,643 milliards de F CFA ; d’autre part au niveau des dépenses, une augmentation nette des dépenses de 53,030 milliards de F CFA.
Ainsi, les prévisions de ressources du budget d’Etat rectifié 2017 s’élèvent à 2130,221 milliards de F CFA contre 2013,578 milliards de F CFA prévus dans le budget initial de l’année, soit un taux d’accroissement de 5,79 %. Une tendance qui s’explique par la hausse des ressources du budget général et une légère hausse des ressources des comptes spéciaux du Trésor, a indiqué Yacouba Michel Koné, rapporteur général de la commission des finances de l’A. N.
Les dépenses du budget initial 2017 passent de 2270,647 milliards de F CFA à 2323,677 milliards de F CFA dans le budget rectifié, soit un taux de 2,34 %. Cette augmentation de 53,030 milliards est justifiée par la prise en charge des dépenses additionnelles du personnel (9 milliards de F CFA), autres dépenses (18,4 milliards de F CFA), équipement et investissement (14,8 milliards de F CFA), les transferts et subventions (4 milliards de F CFA), financement intérieur (10 milliards de F CFA), appuis budgétaires sectoriels (2,706 milliards) budget annexe, comptes et fonds spéciaux (0,610 milliards), report budget spécial d’investissement financement extérieur (0,530 milliards) et le report appui budgétaire sectoriel (0,984 milliards de F CFA).

Aussi, les dépenses prennent en charge les nouveaux ministères chargés respectivement des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fiscalité locale et des Transports.
Dans la Loi des finances initiale, le déficit budgétaire s’élevait à 257,069 milliards contre seulement 193,456 milliards. Alors, le déficit budgétaire connaît une diminution de 63,613 milliards de F CFA ou un taux de 24,75 %, avec la Loi des finances rectifiée.
En somme, la LFR 2017 rapproche le Mali des critères de convergence de l’Uémoa et de la Cédéao.
Les critères de convergence de l’Uémoa sont au nombre de cinq : trois critères de premier rang et deux critères de second rang qui sont issus de la recommandation n°02/2014/CM/Uémoa du 25 septembre 2014 relative à l’élaboration des programmes pluriannuels de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité des membres de l’Uémoa.

Sur les cinq critères, la LFR 2017 prend en compte trois critères qui sont : le taux d’inflation et l’encours de la dette publique rapporté au PIB (critères de premier rang) et la masse salariale sur recette fiscales (critère de second rang). En effet, l’Uémoa prévoit un taux d’inflation ≤ 3% et celui de la LFR est de 1 %. Pour l’encours de la dette publique rapporté au PIB la norme de l’Uémoa est de ≤ 70%. Avec ses 31,1%, le Mali respecte la norme de l’encours de la dette publique rapporté au PIB. Aussi, le Mali se rapproche un peu plus à la masse salariale sur recettes fiscales avec 33,9 % contre ≤ 35 % prévu par l’Uémoa.
Au niveau des critères de convergence de la Cédéao, la LFR respecte le taux d’inflation en fin de période, non accumulation des arriérés intérieurs élimination de tous les anciens arriérés, la masse salariale rapportée aux recettes fiscales et le ratio investissements publics financés sur les ressources intérieures rapportés aux recettes fiscales.
C’est en tenant compte de toutes ces avancées que les députés ont donné leur quitus à l’exécution de la LFR 2017.

http://maliactu.net/mali-loi-des-finances-rectifiee-2017-le-mali-pres-des-normes-de-luemoa-et-de-la-cedeao

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