La frappe US près de la centrale iranienne de Bushehr, combinée au couplage des opés militaires américano-israéliennes indique l’imminence de frappes non conventionnelles & hautement destructrices.
Contexte stratégique
Aux premières heures de ce jeudi 23 juillet 2026, le conflit régional bascule dans une escalade stratégique sans précédent : Washington a en effet inauguré une nouvelle phase de la “guerre des infrastructures électriques et critiques” en prenant délibérément pour cible une centrale électrique située à proximité de la centrale nucléaire de Bushehr.
Cette escalade qualitative a été accueillie par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique avec la publication d’une liste de cibles comprenant les principales installations électriques du Golfe alimentant les bases militaires américaines. Entre-temps, Sanaa a lancé les premières opérations dans le cadre de sa stratégie de “blocus contre blocus” en frappant deux navires saoudiens.
Alors que des appareils de guerre électronique et des flottes de ravitaillement en vol se déplacent vers l’est depuis les États-Unis et l’Europe en direction du Moyen-Orient, et que la Grande-Bretagne évacue son personnel diplomatique de Téhéran, Tel-Aviv et Washington semblent mettre la dernière main à une frappe stratégique destinée à saper les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran. Cette situation place l’ensemble de la région au bord d’une descente vers les ténèbres et le chaos.
Axe n° 1 : La “guerre énergétique” et les lignes rouges nucléaires. Le front irano-américain
Le symbole nucléaire de Bushehr et début du 12e round : le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé, conformément aux directives de Trump, le lancement d’une nouvelle série de frappes visant Tabriz, Sirik, Mahshahr et Ahvaz. L’événement le plus dangereux aura été une frappe de missiles américains contre une centrale électrique située à proximité immédiate de la centrale nucléaire de Bushehr. Cette frappe a concrétisé la menace de Trump de cibler les ponts et les infrastructures électriques, tout en envoyant un message fort : le périmètre entourant les installations nucléaires iraniennes n’est plus considéré comme une zone interdite.
Liste des cibles iraniennes. Les bases américaines plongées dans le noir : en réponse à la frappe sur les infrastructures électriques de Bushehr, l’agence de presse iranienne Fars a publié une liste officielle des centrales électriques stratégiques menacées de destruction pour leur rôle dans l’alimentation des bases militaires américaines.
Cette liste comprend :
La centrale d’Al Taweelah, qui alimente la base aérienne d’Al Dhafra aux Émirats arabes unis.
Les installations électriques de la DEWA, qui approvisionnent la base aérienne d’Al Minhad aux Émirats arabes unis.
La centrale électrique de Ras Laffan, qui fournit la base aérienne d’Al Udeid au Qatar.
La centrale électrique de Riyad, qui assure les besoins de la base aérienne du prince Sultan en Arabie saoudite.
- Saisie du “Dyanakom Kavomaleas”
Des sources des services du renseignement ont rapporté que l’Iran a achevé la saisie effective du pétrolier en feu KAVOMALEAS et l’a remorqué vers le port de l’île de Larak, défiant ainsi directement le dispositif américain de sécurité maritime.
Axe n° 2 : Instauration du blocus yéménite et paralysie du détroit d’Ormuz
- Institution du blocus yéménite – “blocus contre blocus” : les forces armées yéménites ont publié un communiqué confirmant qu’elles ont pris pour cible les navires pétroliers saoudiens ENCELIA et LAYLA à l’aide de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones de précision. Ces attaques ont provoqué l’incendie des deux navires au large d’Al Shuqaiq, à environ 70 milles nautiques à l’ouest. L’opération a été réalisée dans le cadre du blocus naval annoncé. Le communiqué affirme également qu’une dizaine d’autres navires ont été contraints de faire demi-tour ou de dévier leur route initiale.
- Le Yémen menace de frappes au cœur de l’Arabie saoudite : le communiqué yéménite a confirmé que les opérations navales se poursuivront et averti les dirigeants saoudiens que toute nouvelle action inconsidérée sera suivie d’opérations de grande envergure et dévastatrices au cœur même du territoire saoudien.
Axe n° 3 : Progression stratégique. Indicateurs OSINT, mobilisation budgétaire et Tel-Aviv en état d’alerte - Progression des avions de guerre électronique. Compass Call II : les réseaux OSINT ont documenté le déplacement exceptionnel de deux avions évolués de guerre électronique et de brouillage, les EA-37B Compass Call II. Les appareils ont décollé de la base aérienne de Davis-Monthan sous les indicatifs d’appel FAZE21 et FAZE31. Ils ont ensuite traversé l’Atlantique en direction de la Grande-Bretagne avant de poursuivre leur route vers la base aérienne de La Canée, en Crète. Leur déploiement a pour objectif de soutenir les opérations menées contre les systèmes de défense aérienne iraniens.
- Concentration aérienne à Akrotiri et dans l’est de la Méditerranée : des images de surveillance ont révélé une importante concentration d’avions de transport et de ravitaillement en vol à la base de la RAF d’Akrotiri, à Chypre. Cette présence comprenait deux avions de ravitaillement en vol Voyager, dont l’un s’est dirigé vers la Syrie sous l’indicatif VADER 39, deux avions de transport C-17 et deux appareils Atlas C.1. Ce déploiement a coïncidé avec celui de dizaines d’avions ravitailleurs américains, notamment des KC-135 et des KC-46, en direction de Tel-Aviv et des bases voisines. Un drone de reconnaissance maritime américain MQ-4C Triton a également été signalé, volant depuis l’Italie vers le Golfe.
- Financement record et législation militaire intégrée : la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé, par 216 voix contre 212, un budget de défense record s’élevant à 1 150 milliards de dollars. Ce budget prévoit 60 milliards de dollars supplémentaires pour la guerre contre l’Iran. Il contient également une disposition stratégique sans précédent appelant à l’intégration totale des opérations militaires américaines et israéliennes.
- Alerte militaire israélienne et évacuation britannique : le chef d’état-major israélien, Herzi Halevi, a convoqué une réunion d’évaluation sécuritaire d’urgence réunissant toutes les branches de l’armée au quartier général de la Kirya. La réunion s’est concentrée sur le calibrage des systèmes d’alerte précoce en prévision d’attaques de missiles balistiques sur plusieurs fronts, après confirmation que des bombardiers lourds ont commencé à être utilisés et que la liste des cibles comprend Pickaxe Mountain. Ces événements ont coïncidé avec l’évacuation soudaine de l’ensemble du personnel diplomatique britannique de Téhéran pour des raisons de sécurité. Un indicateur similaire a immédiatement précédé l’opération “Epic Fury” à la fin du mois de février dernier.
Conclusion et perspectives stratégiques
Le ciblage délibéré par Washington de la zone entourant la centrale nucléaire de Bushehr, combiné à l’approbation par le Congrès de l’intégration des opérations militaires américaines et israéliennes et au déploiement d’avions de guerre électronique EA-37B, indique que l’heure zéro de frappes non conventionnelles et hautement destructrices pourrait être imminente.
Selon ces indicateurs, il est tout à fait plausible que les prochaines 48 heures soient marquées par des frappes conjointes contre des installations militaires et nucléaires iraniennes sensibles.
Si ce scénario venait à se concrétiser, il déclencherait probablement une riposte iranienne dévastatrice impliquant l’activation de la liste de cibles « centrales électriques » pour détruire les infrastructures électriques alimentant les bases militaires américaines dans les États du Golfe.
Dans le même temps, le Yémen pourrait continuer à cibler les exportations énergétiques saoudiennes. Ces événements combinés menacent de plonger la moitié du Moyen-Orient dans l’obscurité et de provoquer un effondrement irréversible des marchés énergétiques mondiaux.
Eurasia Press & News