Israël abroge un accord pour prendre le contrôle total d’Hébron & affirme poursuivre l’occupation au Liban
Le 15 juin, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a officiellement abrogé le protocole d’Hébron de 1997, privant ainsi la municipalité d’Hébron et les waqfs islamiques de leurs droits en matière d’urbanisme et de construction dans la ville occupée d’Hébron, en Cisjordanie.
Finalisée lundi soir par le Conseil supérieur de planification israélien à la suite d’un vote du cabinet de sécurité, cette mesure transfère aux autorités israéliennes la compétence en matière d’aménagement, d’infrastructures et de préservation de la vieille ville et de la mosquée historique d’Ibrahimi, les responsables israéliens qualifiant ce changement de “correction historique”.
Lors de l’inauguration d’une nouvelle colonie illégale dans la région sud du mont Hébron, Smotrich a déclaré :
“Pendant de nombreuses années, l’une des clauses les plus absurdes des accords d’Oslo est restée en vigueur, alors que les autorités chargées de la colonie juive d’Hébron dépendaient de la municipalité terroriste d’Hébron”.
L’accord d’Hébron, vieux de plusieurs décennies, signé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le défunt chef de l’OLP Yasser Arafat, avait divisé la ville en deux zones : la zone H1, gouvernée par les Palestiniens, et la zone H2, contrôlée par Israël, qui comprend la vieille ville, la mosquée d’Ibrahim et les colonies israéliennes.
Cette abrogation démantèle de fait des dispositions clés des Accords d’Oslo, plaçant la mosquée d’Ibrahim sous le contrôle administratif total d’Israël, et coïncide avec une intensification des raids militaires et l’imposition de couvre-feux dans les quartiers d’Hébron.
Peu après l’annonce de Smotrich, le ministère israélien des Affaires étrangères a publié une déclaration contradictoire niant que l’Accord d’Hébron ait été annulé.
Eurasia Press & News